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mercredi 12 décembre 2012

A Salvador, un chauffeur cherche l'amour sur les murs de la ville



Anderson Silva, 32 ans, chauffeur. A la différence de son homonyme star des arènes de UFC, ce baiano lutte pour rencontrer l'âme sœur. Si chercher la partenaire particulière n'a a priori rien d'extraordinaire, la technique du pilote de Salvador nous démontre le contraire.

"Je veux une femme. J'ai des voitures et maisons" (photo; Jornal A Tarde)


En bon professionnel, Anderson connaît la maxime, la publicité est l'âme des affaires. Ne doutant pas de ses qualités, il a décidé de se vendre en peignant sur les murs de la capitale de Bahia une annonce simple et directe : « Je veux une femme, sang bon, j'ai voitures et maisons », accompagnée de ses numéros de téléphone.

Et l'initiative n'a pas été vaine. Depuis ses coups de pinceaux, Anderson Silva a fait le tour des médias locaux et nationaux et, surtout, s'est attiré les faveurs de la gente féminine. Le chauffeur reçoit par jour pas moins d'une vingtaine d'appels et aurait déjà rencontré plus de 120 jeunes femmes intriguées par l'appel peint sur la roche. Lorsque Anderson était chauffeur particulier, il proposait déjà ses services de cette manière. La technique fonctionnant dans sa vie professionnelle, Anderson a décidé de l'utiliser pour combler le vide de sa vie personnelle.

Sangue Bom (Sang Bon), comme il se fait surnommer, divorcé depuis un an, ne manque pas d'arguments et affirme : « la publicité est l'âme des affaires. Avoir maisons et voitures fait pleuvoir les filles. Au final, qui ne veut pas d'un bon parti ? Je n'ai pas encore rencontrer la femme idéale, mais quand elle apparaîtra, j'effacerai toutes les annonces ».

Une promesse qui pourrait être tenue plus rapidement qu'il ne le pense puisque dans un communiqué la mairie de Salvador a annoncé son intention de faire appel à la justice et invoque l'interdiction d'utiliser l'espace publique à des fins particulières pour obliger cet homme en mal d'amour à écourter sa recherche et rendre aux murs de la ville leur neutralité d'antan. 

Allana Andrade

mardi 9 octobre 2012

Municipales 2012 : le point sur le premier tour

A São Paulo, le second tour sera serré entre José Serra du PSDB ( à droite) et Fernando Haddad du PT ( à gauche)  (Photo: internet)

   

        Les résultats sont tombés. Les brésiliens connaissent désormais les candidats qui disputeront le second tour des élections municipales ou, pour ceux qui ont obtenus la majorité absolue, leurs nouveaux maires et conseillers municipaux. Petit tour des principales villes du pays.

            La première surprise vient des résultats de la plus grande ville d'Amérique Latine. A São Paulo, tous les observateurs et spécialistes politiques s'accordaient sur un second tour opposant Russomano du Parti Républicain Brésilien à l'infatigable candidat du PSDB, José Serra. Concurrent malheureux de Dilma Rousseff et de Lula dans la course à la présidence de la République, le tucano s'est une fois de plus heurté à l'incroyable charisme de l'ancien métallurgiste. Depuis son entrée dans la campagne, le candidat du Parti des Travailleurs et ancien ministre Fernando Haddad (28,9%) a rattrapé son retard sur ses concurrents. A tel point qu'il talonne José Serra (30,5%), pourtant grand favori, et exclut Russomano ( 21,2 %) de la course à la mairie pauliste.
            Rio de Janeiro est également l'une des villes vers lesquelles les yeux des Brésiliens se sont tournés ce week-end. Accueillant la Coupe de Monde de football en 2014 et les Jeux Olympiques de 2016, la Ville Merveilleuse est d'une importance capitale : elle sera la vitrine du pays pour les années à venir. Là, pas de surprise, c'est Eduardo Paes du PMDB qui est réélu au premier tour avec 64,6% des votes. Une fois de plus, la présence de Lula et de Dilma Rousseff auprès du candidat a renforcé sa popularité et attiré le vote des électeurs.
            Après l'annonce de sa victoire, Eduardo Paes a invité ses adversaires à le rejoindre pour préparer la ville aux différents défis qu'elle rencontrera ces prochaines années. Il a d'ailleurs affirmé sa volonté de se rapprocher des Verts qu'il estime « très qualifiés » avant de lancer : « j'adorerais voir le Parti Vert gouverner avec nous ». Soucieux de créer un consensus à Rio, Eduardo Paes a promis d'appliquer les mesures de ses concurrents qu'il jugera nécessaires pour le développement de la ville.
            D'autres capitales connaissent également leurs maires. C'est le cas de Belo Horizonte où Marcio Lacerda (PSB) a été réélu, Porto Alegre où Fortunati du PDT a survolé le scrutin remportant 65% des votes, Maceio avec Rui Palmeira du PSDB, João Alves Filho du DEM est élu à Aracaju, Geraldo Julio du PSB à Récife, Paulo Garcia du PT à Goiania, Teresa du PMDB à Boa Vista et Carlos Amastha, le Colombien naturalisé, à Palmas. De manière générale, les grandes formations politiques historiques accusent un certain recul dans les grandes et moyennes villes, le PT par exemple n'a remporté qu'une seule ville, mais on assiste à la fin de ce premier tour à un partage équilibré des forces sur l'ensemble du territoire.
           
Lula encore présent

            Le premier enseignement de ce scrutin est la permanence du poids politique de Lula et sa capacité à renverser le cours d'une campagne par une simple apparition, non seulement à São Paulo, mais également dans la plupart des capitales où les candidats du PT ou des partis affiliés se trouvent en difficulté. A Aracaju, par exemple, le candidat Valadares Filho du Parti Socialiste Brésilien a gagné 10 points dans les sondages passant de 23 à 33 % d'intentions de votes suite à l'intervention télévisée de Lula en sa faveur. Le même phénomène s'est déroulé avec Dilma Rousseff à Rio de Janeiro, par exemple, où Eduardo Paes l'a remercié publiquement de son implication dans la campagne.
            Le premier tour des élections municipales a également confirmé une tendance amorcée depuis 2010 avec l'arrivée de la première femme à la Présidence de la République : celle de la présence accrue des femmes dans la politique brésilienne. Dimanche soir, 12,5% des maires élus étaient des femmes, soit une augmentation de 31,5% par rapport aux élections de 2008. Elles sont désormais à la tête de 663 villes dont une capitale d’État, Boa Vista.
            Dans son discours, Carmen Lucia, présidente du Tribunal Suprême Electoral, a loué l'organisation du scrutin sur l'ensemble du territoire soulignant l'efficacité du système de reconnaissance biométrique des électeurs déjà intégralement adopté dans les États de l'Alagoas et de Sergipe, dans le Nordeste. Malgré le remplacement en urgence de plusieurs centaines d'urnes défectueuses, la nouveauté a été bien acceptée par la population qui y voit un moyen de rendre plus sûr le vote. Par la reconnaissance biométrique il est désormais impossible pour un électeur de se faire passer pour un autre.
            La magistrate a longuement insisté sur les résultats de la campagne « Ficha Limpa » dont l'objectif est de donner aux électeurs toutes les informations sur les candidats en lice et notamment leur situation vis à vis de la justice électorale. Le but est de limiter l'élection de candidats déjà jugés pour corruption ou d'autres crimes. Pour Carmen Lucia, « la Ficha Limpa a rassuré les électeurs, mais les efforts doivent être doublés pour qu'ils soient mieux informés ». 

Gauthier BERTHELEMY

vendredi 5 octobre 2012

Week-end électoral au Brésil

Ce week end, les brésiliens choisiront leurs maires et conseillers municipaux (photo: internet)



Le 7 octobre, les électeurs brésiliens devront se rendre aux urnes pour élire leurs maires et conseillers municipaux. La toute jeune démocratie, née de la chute de la dictature militaire à la fin des années 80, s'apprête à vivre une nouvelle élection municipale entre nouveautés et vieux démons.

Depuis plus d'un mois, façades, voitures voire même bicyclettes se sont transformées en supports de propagande politique. Les enceintes, installées sur les toits des véhicules, hurlent slogans et musiques partisanes, reprenant parfois les tubes du moment. Et toujours le même refrain. Celui des codes correspondant aux candidats aux différents postes à pourvoir lors du prochain scrutin que les électeurs sont invités à taper sur les claviers des urnes électroniques maintenant équipées de la technologie biométrique.

Cette année, ils se disputent les sièges de maires et de « vereadores », sorte de députés municipaux. Les places sont réduites mais les prétendants foisonnent. Rien qu'à São Cristovão, dans l'intérieur de Sergipe, près de 280 candidats se sont présentés pour occuper les quelques 15 sièges de vereadores disponibles. A Aracaju, la capitale, ils sont 428 pour 24 places. Certains donnent même le sourire. Les lecteurs de la presse française ont d'ailleurs pu faire la connaissance des fantasques candidats d'Aracaju. En effet, dans la capitule nordestina, une lutte ardue et fratricide entre Batman et Robin fait rage pendant que Ben Laden remonte à la surface pour nous parler de la corruption.

« Ils vous prennent pour des clowns, alors élisez-en un comme vereador » répète l'ubuesque candidat Soneca pendant l'horaire électoral. Pour ces candidats, il s'agit surtout de ridiculiser le monde politique qu'ils considèrent superficiel et déconnecté des attentes des électeurs. Mais il existe une autre explication. Au Brésil, quelque soit le candidat, les votes qu'il recevra seront comptabilisés en faveur du parti auquel il est affilié. Le nombre de votes valides est divisé par le nombre de places disponibles à la chambre des vereadores, donnant le quotient électoral. Le nombre de voix récolté par le parti est alors divisé par ce quotient donnant ainsi le nombre de places attribuées à la formation politique.

En d'autres termes, les hurluberlus politiques d'Aracaju et autres, surfant sur la vague du clown le mieux élu du Brésil en 2010, Tiririca, ne sont en réalité que des « attrape-votes ». Leur popularité et leur apparence contestataire attirent les votes des électeurs et gonflent ainsi les quotients électoraux des partis en lice. Nul besoin de présenter des idées, un bouffon suffit. Et parfois à grand frais puisque grâce à ce système certains candidats liés à la corruption et autres crimes politiques parviennent à retrouver leurs fonctions sans que la population s'en aperçoive.

Un phénomène qui pourrait mettre à mal l'une des nouveautés du scrutin. Les électeurs peuvent désormais consulter sur internet la « fiche d'identité » politique des différents candidats. CV, état civil, patrimoine, antécédents judiciaires, presque toute la vie du concurrent y est présentée. C'est le principe de la « Ficha limpa » (fiche propre) que la Justice électorale brésilienne tente d'insuffler chez les électeurs. A coup d'affiche et de spots TV, l'administration cherche à faire disparaître le péril qui rôde autour de la toute récente démocratie : la corruption. Dans un pays où le vote est obligatoire et l'arrangement à l'amiable une coutume, il n'est pas rare de voir un candidat promettre aux personnes peu concernées ou peu informées des emplois ou autres avantages en nature ou monnaie sonnante et trébuchante en contrepartie de leurs votes. Et c'est à cette mauvaise habitude que le gouvernement a déclaré la guerre en donnant aux électeurs les moyens de savoir pour qui ils peuvent être amenés à voter.

Les mairies sont disputées

Les grandes villes du pays sont les théâtres de batailles acharnées entre les différents camps politiques. Dans un contexte judiciaire riche en événements dus aux procès pour corruption (Cachoeira et Mensalão) et quelques mois après les démissions ministérielles et les manifestations réclamant « un coup de balai dans l'administration » les débats se concentrent sur la notion du vote propre.

Le parfait contre-exemple vient d'où on l'attendait le moins, de l'ancien président Lula. Soucieux d'assurer le maximum de voix pour la mairie de São Paulo à son ancien ministre de l'éducation, Haddad, l'homme le plus aimé et respecté du Brésil a fait un pacte avec le diable politique : Paulo Maluf. L'ancien responsable politique est trempé dans tellement d'affaires de fraudes électorales, de corruption et de détournements de fonds qu'il possède sa propre fiche au sein du système d'Interpol. Un gros poisson. L'entente électorale a fait un flop et le candidat de Lula est bien trop loin dans les sondages pour inquiéter le rival de toujours de l'ancien métallurgiste, José Serra, lui-même en difficulté dans les enquêtes d'opinion.

A Aracaju, le maire actuel ne pouvant se représenter après ses deux mandats successifs, la bataille s'intensifie essentiellement autour du transport public et de la sécurité. D'un côté, Valadares Filho, candidat soutenu par l'administration sortante peine dans les sondages malgré une amélioration suite aux interventions télévisées de Dilma Rousseff et de Lula en sa faveur. Le député fédéral du Parti Socialiste Brésilien souffre du déficit de popularité du maire sortant mais surtout de la superpopularité de son adversaire.

Face à lui, João Alves Filho, le Negão (le grand noir), comme il est surnommé par la population. Ancien maire de la capitale dans les années 70, indiqué par la dictature militaire qu'il a soutenu par sa participation à l'ARENA (l'ancien parti officiel de la junte), il est paradoxalement le candidat du parti démocrate. Constructeur immobilier, il a su marquer la ville de son empreinte en donnant à a propre entreprise la tâche d'édifier les grandes construction de la capitale sergipana. En tête dans les sondages, la question qui se pose à Aracaju est de savoir s'il y aura ou non un second tour.  

Gauthier BERTHELEMY

mercredi 22 août 2012

Du folklore plein la fête! / O folclore celebrado em Laranjeiras

En ce jour du folklore,  Por aqui e là-bas vous propose une sélection des photographies faites dimanche 19 août à Laranjeiras, dans l'intérieur sergipano. Là, plus de 30 groupes folkloriques de Sergipe se sont réunis pour parader dans les rues de la ville historique en hommage au foklore de la région et du Brésil. / Neste dia do folclore, Por aqui e là-bas propõe uma seleção das fotografias feitas domingo 19 de agosto na bela Laranjeiras, no interior sergipano. Lá, mais de 30 grupos folclóricos se encontraram para desfilar nas ruas da cidade histórica.  





  L'arrivée / A chegada ( photo : Gauthier B ) Groupe de Reisado



Explosion de couleurs / Explosão de cores ( photo Gauthier B ) Groupe de Reisado




Préparatifs / Preparativos (photo : Gauthier B) Groupe de Reisado




Le sourire / O sorriso (photo : Gauthier B) Groupe de Reisado





L'invitation / O convite (photo : Gauthier B) Groupe de Reisado




La pause / A pausa (photo Gauthier B) Groupe de Reisado




Mélange de générations / Mistura de gerações (photo : Gauthier B) Groupe de Reisado












São Gonçalo (photo : Gauthier B)





São Gonçalo (photo : Gauthier B)




Cacumbi (photo Gauthier B)





Taieira (photo Gauthier B)




Samba de Pareia (photo Gauthier B)







Taieira (photo Gauthier B)








Procession / Procissão  (photo Gauthier B) 






Fin de défilé / Fim de desfile (photo Gauthier B) 

dimanche 19 août 2012

François Hollande, 100 dias depois



Esta semana François Hollande chegou a 100 dia no Palácio do Eliseu (foto: internet)

Esta semana, François Hollande, o presidente da Republica francesa, passou a etapa dos 100 dias de governo. Crise, guerra na Siria, erros nos ministérios ou problemas pessoais, este periodo geralmente associado a um estado de graça não deu só alegria ao sucessor do Nicolas Sarkozy. Vamos dar uma volta nos três primeiros meses do governo Hollande.

Durante a campanha, a mensagem era clara. Os franceses queriam na maioria sair da era Sarkozy para entrar na mudança. A situação tinha piorado, o antigo presidente sofria de uma popularidade historicamente baixa e o contexto social feito de desemprego, insegurança e cortes anunciados era precário. A altura do desafio que esperava o François Hollande era gigantesca e as exigências dos eleitores nítidas. O socialista devia se mostrar seguro e se apresentar como o homem da situação. Apesar das dúvidas, os franceses o elegeram com a condição severa de obter resultados rapidamente.

Hoje, depois de 100 dias de governo, a ficha caiu. Segundo as pesquisas, mesmo se 57% dos francesas estimam que François Hollande está cumprindo suas promessas eleitorais, 63% afirmam não confiar nele para achar solução frente à crise econômica. Finalmente, é mais da metade dos interrogados que se sentem insatisfeitos pela ação do atual presidente (54%). De fato, François Hollande deverá fazer mais do que o prometido. Para convencer, ele deverá ter resultados no campo econômico.

E até agora, o plano do seu governo não parece límpido. A ação dele se limitou ao cancelamento de várias medidas estabelecidas durante o periodo Sarkozy. A TVA social (parte do preço do produto indo diretemente nos caixas do estado) ou ainda a supressão da exoneração fiscal das horas extras são os elementos que mostram a vontade de divórcio com a herança do Nicolas Sarkozy. A estas medidas se somam o aumento do salário mínimo ou o congelamento dos aluguéis, além das medidas simbólicas como a contratação de 1000 professores, o aumento da ajuda familiar para a volta às aulas ou a diminuição do salário dos dirigentes de empresas públicas. Infelizmente, isso com certeza não será suficiente para combater a crise.

O problema não é simples. Atacante incansável da austeridade proposta pelo Sarkozy, François Hollande teve que diminuir a sua crítica frente às exigências da sua homóloga Angela Merkel. Dito de um outro jeito, o socialista teve que adiar seus planos para respeitar a disciplina budgetaria imposta pela União Europeia. Porém, o presidente poderá se apoiar num certo elemento: em junho, François Hollande convocou uma grande reunião com os diferentes parceiros sociais como os sindicatos. Esta vontade de concertação com a sociedade civil poderia ser uma vantagem para ele, quebrando a ausência de negociação iniciada durante a presidência de Nicolas Sarkozy.

Mesmo se posicionando à distância do seu sucessor, ainda é dificil definir uma linha de ação clara complicada pelos ataques incansáveis da oposição que chegou rapidamente a exercer seu papel de oposição e pelos errinhos do início do mandato. Entre eles, o anúncio de reformas na educação antes das negociações, o apoio à legalização da maconha de uma das ministras enquanto o Hollande afirmou que não será pauta do seu governo ou ainda a troca de mensagens hostis entre a primeira-dama e a ex esposa do presidente no twitter, ou ainda a critica da oposição sobre a falta de posição forte na crise na Síria participaram da cacofonia que fragilizou um pouco mais uma imagem do François Hollande na opinião popular.

A certeza é que o presidente nunca terá facilidades.  As pesquisas demostram que cumprir as promessas eleitoreiras ou mostrar um certo voluntarismo nas questões sociais não será suficiente. O François Hollande deverá ser melhor, se ele se mostrar eficiente nas questões econômicas. Só falta ao socialista comprovar aos franceses que ele pode aplicar seu lema eleitoral : "a mudança é agora". 

Gauthier Berthélémy

mercredi 18 juillet 2012

Les grèves dans l’enseignement se poursuivent


A l’arrêt depuis deux mois, les universités publiques brésiliennes se sont vidées de leurs étudiants. Professeurs et personnels administratifs s’unissent pour exiger, entre autres, une augmentation des salaires, la création de nouveaux postes et plus d’autonomie. Un mouvement qui renforce la crise dans l’enseignement brésilien. 

"Professeurs en grève" à l'Université Fédérale de Sergipe (Photo: G.Berthélémy)

Depuis le 17 mai, une grève oppose les professeurs et personnels de 58 universités, 36 Instituts Fédéraux et de centaines d'écoles au gouvernement fédéral. L’un des points de désaccord entre les parties se porte sur les réformes voulues par Brasilia, le plan de restructuration proposé par le ministère de l’éducation ne faisant pas l’unanimité au sein de la communauté enseignante.


Selon Sônia Meire, représentante du syndicat des professeurs de l’Université Fédérale de Sergipe (Adufs), « le gouvernement a imposé des changements sans aucune concertation. Les programmes ont changé sans que cela s’accompagne de nouveaux moyens. Par exemple, de nombreux cours sont encore sans professeurs ! ». Le financement de l’éducation est un point central du désaccord. L’allocation de 10% du PIB national au budget de l’éducation nationale a été adoptée par la Chambre des députés et les grévistes demandent l’application de cette mesure. Le gouvernement de Dilma Rousseff, quant à lui, préférerait abaisser ce taux minimum à 8% du PIB.

Et aux professeurs s’ajoutent les revendications des agents administratifs et techniques qui réclament de meilleures conditions de travail, un salaire équivalant à trois salaires minimums, soit environ 1900 reais, et la mise en place de concours publics pour le recrutement. Cette dernière exigence est appuyée par les groupes d’étudiants qui se sont joints au mouvement. Selon Allana Nascimento Santos, représentante du Comando de grève de l’Université Fédérale de Sergipe, « les étudiants boursiers reçoivent un peu plus de 400 reais par mois pour accomplir des tâches administratives alors que cet argent devrait servir à faciliter leurs études. Au contraire, ils perdent un temps précieux et prennent malgré eux la place de personnes qualifiées qui devraient avoir ces postes ».

Les grévistes sont "contre la précarisation des conditions de travail" à l'université (Photo: Gauthier Berthélémy)


La rémunération des professeurs et des personnels fait partie des revendications. Sans augmentation de salaire depuis des années, les universitaires ont emboîté le pas aux professeurs des écoles publiques. Ces derniers se sont mobilisés pendant plusieurs semaines pour exiger la revalorisation du salaire minimum de la catégorie de 22,22%.

À Sergipe, les établissements scolaires ont eu leurs portes closes pendant 54 jours et les professeurs ont même procédé à une grève de la faim. Déclarant la mobilisation illégale, le Tribunal de Justice Régionale a obligé les enseignants à reprendre le chemin de leurs classes. À Bahia, l’arrêt des cours a dépassé les 100 jours et le ministère de l’Education organise actuellement des cours en amphithéâtres dans lesquels quelques 400 élèves se préparent aux épreuves du ENEM, l’examen qui conclue l’enseignement secondaire et compte pour l’accès à l’université.

Des étudiants partagés

Pour beaucoup, l'incertitude sur la durée du mouvement inquiète. Les négociations n’avancent pas et sont parfois même annulées donnant l’impression que le gouvernement cherche à enterrer le mouvement de grève. Cette stratégie avait fonctionné en 2010, lorsque les personnels techniques et administratifs avaient abandonné après 4 mois de blocage.

Les salles de cours sont vides depuis deux mois (Photo: G. Berthélémy) 


Chez les étudiants, la détermination des grévistes d’aujourd’hui ravive ces souvenirs, et déjà on pense aux conséquences. Larissa Andrade, étudiante en psychologie à l’Université Fédérale de Bahia, comprend et soutient le mouvement tout en espérant que les parties trouveront rapidement une issue. « Le problème est qu'ils n'ont pas laissé les vacataires terminer leurs cours, le retard est énorme, » explique l'étudiante ajoutant : « les rattrapages vont se faire dans la précipitation et le semestre prochain sera plus lourd voire même sans vacances ».

Interpellée par des étudiants lors d'un déplacement à Rio de Janeiro la semaine dernière, Dilma Rousseff a affirmé avoir « conscience de l'ampleur du mouvement et que le gouvernement travaille sur les revendications des professeurs, étudiants et personnels des universités publiques ».

Gauthier Berthélémy
(Publié sur Autres Brésils)

mercredi 20 juin 2012

Le Nordeste est à sec


La sécheresse touche le Nordeste (photo : João Roberto Ripper)  

De mars à mai, les précipitations dans le Nordeste ont été largement inférieures à la normale saisonnière. Si le littoral retrouve depuis peu la pluie, les campagnes offrent toujours le même spectacle de désolation. La terre asséchée craquelle sous les sabots d’un bétail chaque jour plus maigrelet, les cultures poussent difficilement et, parfois, brûlent sur pied. La situation du sertão est critique puisque le gouvernement annonce des pertes abyssales de plusieurs milliards de reais pour le secteur agricole et l’ensemble de l’économie régionale.
Le manque d’eau de pluie ces derniers mois a obligé les autorités brésiliennes à intervenir. En visite à Aracaju début mai, Dilma Rousseff s’est entretenue avec les gouverneurs des neuf états du Nordeste. Prenant conscience de l’ampleur du problème, le gouvernement fédéral a débloqué une enveloppe de près d’un milliard de reais. A ce fonds d’urgence s’ajoute une promesse d’investissements de 2,5 milliards de reais pour prévenir des dégâts de la sécheresse. Une somme qui vise à aider les 595 villes nordestinas et les quelques trois millions de personnes situées dans la zone placée sous état d’urgence.
Pour soulager les populations, les files de camions-citernes se joignent aux machines de forage. A Bahia, par exemple, le gouvernement a lancé la construction de 2400 puits. La mise en place d’infrastructures s’accompagne de mesures de dédommagement des personnes les plus touchées par la sécheresse. C’est le cas des agriculteurs. Le 12 juin, la ministre des relations institutionnelles, Ideli Salvatti, a annoncé la renégociation des dettes de 231 000 cultivateurs et éleveurs acculés par le manque d’eau en plus d’une aide mensuelle de 136 reais par le biais du programme Safra pour ceux dont les semences ne sont pas sorties de terre. Les pertes subies par les paysans de l’intérieur se répercutent sur l’économie nationale. Selon une récente déclaration du ministre de l’intégration nationale Fernando Bezerra à la Chambre des Députés, « le Nordeste subit des pertes agricoles sévères et on peut déjà affirmer qu’elles s’élèvent à 12 milliards de reais ».
Interrogée cette semaine dans le programme de la radio EBC « Café com a Presidenta », Dilma Rousseff a exprimé son inquiétude devant « la plus grande sécheresse depuis des décennies » tout en affirmant que « le gouvernement ne laissera pas le Nordeste perdre les conquêtes accumulées ». Selon elle, la région est « nettement mieux préparée » à affronter le manque d’eau rappelant les investissements consentis ces dernières années et les programmes d’aides sociales déjà mis en place et à venir au Brésil.
Une absence de pluies pour plusieurs mois
Selon Overland Amaral, coordinateur du centre de météorologie de l’Etat de Sergipe, la région fait « face à un manque de stabilité des températures ce qui rend presque impossible la formation de masse nuageuse ». L’air trop froid dans l’Atlantique Sud ne permettrait pas l’apparition de nuages nécessaire pour produire des pluies. Ce constat pourrait se perpétuer au moins jusqu’au mois d’août, pour les plus optimistes, voire février 2013.

La sécheresse est presque banale dans le Nordeste. Mais le spécialiste s’inquiète de « l’arrivée de phénomènes extrêmes ». « Ce manque d’eau prolongé ponctué par des pluies de forte intensité mais de courte durée est déconcertant. Et la tendance est à l’aggravation » confie l’expert, anxieux. Et les prévisions ne rassurent ni les autorités ni les habitants des zones sinistrées. Travaillant en collaboration, tous les observatoires météorologiques du Nordeste s’accordent sur un point : la sécheresse pourrait se poursuivre pour plusieurs mois. « On atteint un niveau historique, même les pluies annoncées ne seront pas suffisantes » explique Overland Amaral.
Overland Amaral s'inquiète de l'arrivée de "phénomènes extrêmes" dans la région (Photo  : Gauthier Berthélémy) 
Lui-même agriculteur, le météorologue est bien placé pour parler du problème. « Les gens sont obligés de quitter les campagnes pour rejoindre les villes. Là, il y a des emplois et, surtout, des infrastructures » témoigne le scientifique ajoutant qu’aujourd ’hui « la population doit adopter de nouveaux comportements ». Selon lui, l’une des solutions serait la plantation de palma, un arbre dont les racines puisent dans le sol l’eau et ainsi irriguent naturellement les terres à cultiver. « Les pertes matérielles, financières et humaines sont importantes. Partout dans le Nordeste, les gens sont entrés en résistance » conclut Overland Amaral.
Gauthier Berthélémy 
(Texte publié sur le  site Autres Brésils)

mercredi 2 mai 2012

Salvador e o despreparo dos supostos ‘guias turísticos’


Passear por Salvador, ir ao centro histórico, subir as ladeiras do Pelourinho. Essa ideia de passeio perfeito pode rapidamente vir por água abaixo no momento que o turista começa a caminhar e observar os casarões históricos. Vale lembrar que chamo aqui turista toda e qualquer pessoa que não viva nos bairros citados. Até mesmo um soteropolitano que por ventura estiver passando nos arredores da Praça da Sé são insistentemente importunados por vendedores dos mais diversos tipos.
Certidão emitida pela Delegacia de Turismo de Salvador-BA

Mas voltarei ao turista tradicional, que vem de outras cidades (meu caso) ou dos mais diversos países (em 2 dias vi japoneses, alemães, ingleses, norte-americanos, espanhóis e franceses...) Quanto ao pensamento deles não posso relatar, mas falo aqui com informações presenciadas e vividas por mim, meu noivo (francês) e um amigo (também francês).

Visitar o Pelourinho hoje está insustentável! Digo isso com conhecimento de causa. Das vezes que fui a Salvador sempre senti a sensação de insegurança e vulnerabilidade apesar de sempre ter uma viatura policial próxima ou circulando nas ruas. E por que esse sentimento tão ruim em um passeio que deveria encantar a todos? Exatamente pela ilusão que vemos ao redor de Salvador. A ilusão de um lugar histórico com beleza arquitetônica, mas que por muitas vezes é ofuscada pelos insistentes vendedores quer seja de fitinhas (chegam ao ponto de puxar seu braço no meio da rua – em um momento achei que era assalto! – e o pior, vende-las a preços abusivos, sim fui obrigada a adquirir a bênção do Senhor do Bomfim por 4 reais. Isso mesmo 4 reais por 9 fitinhas que você compra no Mercado modelo ao preço de 1 real!). Mas até aí tudo bem, não vou fazer conta de 3 reais.

O que eu vou relatar agora é o que me faz realmente escrever esse texto. Vulnerabilidade, medo, angústia, despreparo, decepção e raiva. Esses são apenas alguns dos sentimentos que passamos (eu, meu noivo e amigo) ontem por volta das 15h30. Estávamos retornando da Praça Castro Alves (havia um evento para comemorar o 1º de Maio) em direção ao Pelourinho (onde estávamos hospedados). No momento em que passamos pela metade da ladeira fomos abordados por alguém que se dizia guia turístico. Recusamos o pacote turístico, até porque em menos de 4 horas retornaríamos a Aracaju, foi então que veio a triste surpresa. Quando meu noivo disse ‘não obrigado’ o guia resolveu insistir de forma abusiva e então dissemos ‘por favor, nos deixe tranquilos’. Neste momento o guia simplesmente surtou (esse foi o pensamento que tive, tamanho o desequilíbrio emocional do cidadão) e começou a nos xingar e ameaçar em inglês (não me pergunte o porque da escolha deste idioma, se não nos comunicamos nesta língua!).

Continuamos sendo xingados e humilhados, mas sem responder subimos a ladeira até a Praça da Sé onde sentamos em um dos banquinhos para descansar e aguardar o horário da viagem. Eis que surge em nossas costas o guia e simplesmente continuou a nos xingar de todo tipo de palavra (em inglês) que não gostaria de repeti-las. Neste momento corri em direção a um policial que estava na praça para pedir ajuda tamanho o nervosismo que sentia. Não satisfeito com isso, o guia soltou outra ameaça "se eu encontrar você vou lhe quebrar e também seu trabalho como você quebrou o meu" e saiu em direção ao Pelourinho. 

Sem saber como agir, tivemos sorte por encontrar uma senhora (também jornalista) que passava pelo local e nos encaminhou à Delegacia de Turismo, onde registramos o ocorrido e agora aguardamos os encaminhamentos. No caminho, essa jornalista nos informou que o ‘guia’ que possui farda, crachá e todos os indicativos legais para exercer a profissão na verdade não é regulamentado. Ou seja, além de ser um cidadão comum, sem direito de guiar os turistas ele ainda se acha no direito de nos dirigir com desrespeito e ameaças.

Fica aqui registrada a minha insatisfação com relação à política instaurada em Salvador e faço as seguintes perguntas aos órgãos responsáveis:

1-      Que tipo de providência será tomada para que os turistas não mais sofram com esse tipo de situação, sabendo que das cidades que já visitei (no Brasil e no exterior) Salvador é a única, repito única, a permitir tamanho desrespeito?
2-      Já foram pensadas medidas emergenciais e educativas para que durante eventos como a Copa do Mundo, a qual espera-se milhares de turistas estrangeiros, para que incidentes abusivos como esse sejam evitados?
3-      Até quando vamos ter que suportar situações semelhantes?
4-      Se esses tipos de guias não são regulamentados, mas todos na região os conhece como ilegais, o que a secretaria de turismo de Salvador, junto com a Prefeitura e Governo do Estado estão fazendo?

Com a palavra, os representantes oficiais!

Allana Andrade

dimanche 22 avril 2012

François Hollande na frente, Nicolas Sarkozy em segundo lugar


François Hollande, do Partido Socialista, na hora de votar hoje (foto:internet)


Neste domingo 22 de abril de 2012 aconteceu na França o primeiro turno da eleição presidencial. Para vocês, aqui são as primeiras estimativas dos resultados, os dados deste turno e as primeiras reações dos candidatos.

As 20h, hora de Paris, (15h hora de Brasília) os primeiros resultados do primeiro turno forma divulgados. Sem grande surpresa os dois qualificados são François Hollande, do Partido Socialista, que recolheu 29% dos votos e o atual presidente, Nicolas Sarkozy, da União para um Movimento Popular (UMP), que ganhou a confiança de 24% dos eleitores. Eles deverão se enfrentar para um segundo turno daqui a duas semanas. O socialista apostou bem e se posiciona agora como o grande favorito, pois pode esperar atrair os apoios da maioria dos candidatos que chegaram atrás. Arnaud Montebourg, um dos braços-direitos de François Hollande afirma que o resultado do socialista é uma “verdadeira sanção contra o presidente”. Com certeza, para Nicolas Sarkozy a decepção pode ser importante frente a este segundo lugar. Enfraquecido por um balanço medíocre e a violência da crise econômica, o candidato-presidente ganhou menos votos do que as pesquisas apostavam, favorecendo a extrema-direita, e deverá convencer ainda mais os eleitores para esperar vencer.

Nicolas Sarkozy não conseguiu convencer os franceses (foto:internet) 


A verdadeira surpresa vem dos terceiro e quarto colocados desta primeira parte da corrida ao Palácio do Eliseu. Conseguindo 11,7% dos votos, Jean-Luc Mélenchon está em baixo do que as últimas pesquisas falavam. O candidato da Frente de Esquerda não chega ao terceiro lugar que ele tinha apostado, mas atinge uma percentagem recorde numa eleição presidencial. No discurso que seguiu os resultados, Jean-Luc Mélenchon anunciou que “no dia 6 de maio, vamos vencer Nicolas Sarkozy!” declarando assim seu apoio ao candidato socialista. A única a conseguir mais votos do que nas pesquisas é a candidata da Frente Nacional, Marine Le Pen. A representante da extrema-direita atinge 20,1% dos votos e se posiciona como ‘o terceiro homem’ da eleição. Esta posição confere a Marine Le Pen a possibilidade de ser o ‘juiz’ do segundo turno e pode permitir à direita representada por Nicolas Sarkozy de acreditar ainda numa vitória.

Surpresa deste primeiro turno: o resultado da Marine Le Pen soa como uma vitoria para a extrema direita (foto:intenet)


Os outros candidatos tiveram resultados menores. François Bayrou, candidato do MoDem (centro) não conseguiu o mesmo recorde do que em 2007 e atinge 8,5%. Os verdes e Eva Joly caiem a 2,5% dos votos sofrendo da total ausência da questão ecológica durante toda a campanha. Nicolas Dupont-Aignan, de Debout la République, conseguiu 1,8 %. Os dois candidatos da extrema-esquerda, Nicolas Poutou do Novo Partido Anticapitalista e Nathalie Arthaud de Luta Operaria, ganharam respetivamente 1,2% e 0,7% dos votos. Finalmente, Jacques Cheminade, de Solidarité e Progrès, conseguiu 0,2%.

A participação dos eleitores diminuiu em relação a 2007. Há 5 anos ela tinha atingido 83,5% e este ano 79,9% dos franceses, não obrigados a votar, participaram.  

Gauthier Berthélémy

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