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mardi 3 décembre 2013

Déda, le fondateur du PT à Sergipe, est décédé

Marcelo Déda Chagas, Gouverneur de l'Etat de Sergipe (Nordeste) est décédé lundi dans la nuit à l'hôpital Sirio-Libanês de São Paulo. Âge de 53 ans, le fondateur du Parti des Travailleurs à Sergipe luttait depuis plusieurs années contre un cancer du système gastro-intestinal. La Présidence de la République a déclaré trois journées de deuil national en l'honneur de cette figure de la politique brésilienne.

Marcelo Déda, Gouverneur de Sergipe, était l'un des membres historiques du PT (photo : agência Brasil)

Né à Simão Dias, à 110 kilomètres de la capitale sergipana, Aracaju, « Déda » a été tout d'abord un passionné de cinéma et de culture. Il réalisa même plusieurs productions et s'engagea dans les années 70 sur la scène culturelle en organisant des ciné-clubs pour les étudiants. C'est à cette époque qu'il entre dans le mouvement étudiant en opposition au régime militaire. Dans les années 80, à l'Université Fédérale de Sergipe, il participe à la consolidation dans l'Etat du tout nouveau Parti des Travailleurs (PT), qui portera en 2002 l'ancien ouvrier métallurgique Lula au pouvoir.

En 1986, il est élu député de l'Etat de Sergipe. Commence alors sa carrière politique. Il devient député fédéral en 1994, fonction pour laquelle il est réélu en 1998. Il revient ensuite à Aracaju où il est élu maire dès le premier tour en 2000 puis en 2004. De ses deux mandats, les Aracajuanos retiendront les efforts faits pour la santé publique, pour l'intégration des quartiers périphériques de la capitale et pour la culture avec la transformation du Forro Caju comme l'une des plus grandes fêtes de la Saint-Jean brésiliennes. En 2006, il décide de concourir au poste de Gouverneur qu'il occupera jusqu'à sa mort. Pendant sept années, il a développé le réseau routier dans tout l'Etat, a fait construire 12 hôpitaux municipaux et hôpitaux régionaux et a lancé la transition énergétique dans l'Etat de Sergipe en inaugurant le parc éolien de Barra dos Coqueiros. Le Gouverneur a également créé la polémique en 2009 en étant mis en cause dans une affaire d'abus de pouvoir par le Tribunal Supérieur Electoral. Cette même instance l’innocentera l'année suivante.

Marcelo Déda était un ami proche de Dilma Rousseff (photo : Presidência da Republica)



Son corps, transféré de São Paulo vers Aracaju, a été exposé aujourd'hui au Palacio Olimpio Campos. Pendant toute la journée, des milliers de sergipanos sont venus lui rendre hommage et la présidente de la République, Dilma Rousseff, qui était une amie proche de Marcelo Déda, s'est rendue à Sergipe d'où elle a déclaré un deuil national de 3 jours. La crémation de son corps aura lieu à Salvador dans la soirée.  

mercredi 12 décembre 2012

A Salvador, un chauffeur cherche l'amour sur les murs de la ville



Anderson Silva, 32 ans, chauffeur. A la différence de son homonyme star des arènes de UFC, ce baiano lutte pour rencontrer l'âme sœur. Si chercher la partenaire particulière n'a a priori rien d'extraordinaire, la technique du pilote de Salvador nous démontre le contraire.

"Je veux une femme. J'ai des voitures et maisons" (photo; Jornal A Tarde)


En bon professionnel, Anderson connaît la maxime, la publicité est l'âme des affaires. Ne doutant pas de ses qualités, il a décidé de se vendre en peignant sur les murs de la capitale de Bahia une annonce simple et directe : « Je veux une femme, sang bon, j'ai voitures et maisons », accompagnée de ses numéros de téléphone.

Et l'initiative n'a pas été vaine. Depuis ses coups de pinceaux, Anderson Silva a fait le tour des médias locaux et nationaux et, surtout, s'est attiré les faveurs de la gente féminine. Le chauffeur reçoit par jour pas moins d'une vingtaine d'appels et aurait déjà rencontré plus de 120 jeunes femmes intriguées par l'appel peint sur la roche. Lorsque Anderson était chauffeur particulier, il proposait déjà ses services de cette manière. La technique fonctionnant dans sa vie professionnelle, Anderson a décidé de l'utiliser pour combler le vide de sa vie personnelle.

Sangue Bom (Sang Bon), comme il se fait surnommer, divorcé depuis un an, ne manque pas d'arguments et affirme : « la publicité est l'âme des affaires. Avoir maisons et voitures fait pleuvoir les filles. Au final, qui ne veut pas d'un bon parti ? Je n'ai pas encore rencontrer la femme idéale, mais quand elle apparaîtra, j'effacerai toutes les annonces ».

Une promesse qui pourrait être tenue plus rapidement qu'il ne le pense puisque dans un communiqué la mairie de Salvador a annoncé son intention de faire appel à la justice et invoque l'interdiction d'utiliser l'espace publique à des fins particulières pour obliger cet homme en mal d'amour à écourter sa recherche et rendre aux murs de la ville leur neutralité d'antan. 

Allana Andrade

mercredi 22 août 2012

Du folklore plein la fête! / O folclore celebrado em Laranjeiras

En ce jour du folklore,  Por aqui e là-bas vous propose une sélection des photographies faites dimanche 19 août à Laranjeiras, dans l'intérieur sergipano. Là, plus de 30 groupes folkloriques de Sergipe se sont réunis pour parader dans les rues de la ville historique en hommage au foklore de la région et du Brésil. / Neste dia do folclore, Por aqui e là-bas propõe uma seleção das fotografias feitas domingo 19 de agosto na bela Laranjeiras, no interior sergipano. Lá, mais de 30 grupos folclóricos se encontraram para desfilar nas ruas da cidade histórica.  





  L'arrivée / A chegada ( photo : Gauthier B ) Groupe de Reisado



Explosion de couleurs / Explosão de cores ( photo Gauthier B ) Groupe de Reisado




Préparatifs / Preparativos (photo : Gauthier B) Groupe de Reisado




Le sourire / O sorriso (photo : Gauthier B) Groupe de Reisado





L'invitation / O convite (photo : Gauthier B) Groupe de Reisado




La pause / A pausa (photo Gauthier B) Groupe de Reisado




Mélange de générations / Mistura de gerações (photo : Gauthier B) Groupe de Reisado












São Gonçalo (photo : Gauthier B)





São Gonçalo (photo : Gauthier B)




Cacumbi (photo Gauthier B)





Taieira (photo Gauthier B)




Samba de Pareia (photo Gauthier B)







Taieira (photo Gauthier B)








Procession / Procissão  (photo Gauthier B) 






Fin de défilé / Fim de desfile (photo Gauthier B) 

samedi 30 juin 2012

Le Roi du Baião aurait 100 ans


Luiz Gonzaga, artiste emblématique du Nordeste



En cette période de fêtes de la Saint-Jean et de la Saint-Pierre, de loin les plus populares du Brésil, nous ne pouvions pas passer à côté d’un des artistes les plus importants de la musique populaire brésilienne. Les mois de juin et de juillet amènent avec eux les pluies, les plats et autres gâteries sucrées à base de maïs, mais aussi le Forró. Ce dernier est l’unique style musical retentissant dans chaque demeure brésilienne en ce début d’hiver.

Et cette année, il prend une dimension particulière puisque le Brésil célèbre le centenaire de la naissance d’un artiste emblématique : Luiz Gonzaga. Né en 1912 dans l’arrière-pays du Pernambouc, le « roi du Baião » devient dès la fin des années 40 le représentant du Forró et le défenseur de la culture du Nordeste qui l’a vu naître. Contant la tristesse des paysans acculés par la sécheresse, la douleur des pauvres immigrant pour une vie meilleure, la joie du peuple quand viennent les fêtes et les récoltes fructueuses, son oeuvre s’écoute comme on lit un livre. Affublé d’un déguisement rappelant celui du célèbre bandit Lampião, il a chanté l’histoire et le folclore de toute une région devenant l’idole des nordestinos et l’artiste bien aimé du pays tout entier. Légèrement éclipsée par la Bossa-Nova qui débarque à partir des années 60, sa musique est restée dans le coeur du Brésilien quelque soit son origine ou sa classe. 

Pour vous quelques chansons du maître du Forró, j’ai nommé Monsieur Luiz Gonzaga. 



 Les paroles de la chanson Asa Branca, véritable hymne du Nordeste : 

Quand j'ai vu la terre ardente
Comme un feu de la Saint Jean
J'ai demandé à Dieu du ciel, hé
Pourquoi une telle trahison

Quel brasier, quelle fournaise
Pas une seule plantation ne subsiste
Par manque d'eau, j'ai perdu mon troupeau
Mon cheval est mort de soif

Même l'aile blanche
S'est enfuie du sertão
Alors j'ai dit adieu Rosinha
Garde mon coeur avec toi

Aujourd'hui, à des lieues de là
Dans une triste solitude
J'attends que la pluie tombe de nouveau
Pour retourner dans mon sertão

Quand le vert de tes yeux
Se répandra dans les plantations
Je t'assure, ne pleure pas, d'accord
Car je reviendrai, tu vois
Mon coeur


mercredi 20 juin 2012

Le Nordeste est à sec


La sécheresse touche le Nordeste (photo : João Roberto Ripper)  

De mars à mai, les précipitations dans le Nordeste ont été largement inférieures à la normale saisonnière. Si le littoral retrouve depuis peu la pluie, les campagnes offrent toujours le même spectacle de désolation. La terre asséchée craquelle sous les sabots d’un bétail chaque jour plus maigrelet, les cultures poussent difficilement et, parfois, brûlent sur pied. La situation du sertão est critique puisque le gouvernement annonce des pertes abyssales de plusieurs milliards de reais pour le secteur agricole et l’ensemble de l’économie régionale.
Le manque d’eau de pluie ces derniers mois a obligé les autorités brésiliennes à intervenir. En visite à Aracaju début mai, Dilma Rousseff s’est entretenue avec les gouverneurs des neuf états du Nordeste. Prenant conscience de l’ampleur du problème, le gouvernement fédéral a débloqué une enveloppe de près d’un milliard de reais. A ce fonds d’urgence s’ajoute une promesse d’investissements de 2,5 milliards de reais pour prévenir des dégâts de la sécheresse. Une somme qui vise à aider les 595 villes nordestinas et les quelques trois millions de personnes situées dans la zone placée sous état d’urgence.
Pour soulager les populations, les files de camions-citernes se joignent aux machines de forage. A Bahia, par exemple, le gouvernement a lancé la construction de 2400 puits. La mise en place d’infrastructures s’accompagne de mesures de dédommagement des personnes les plus touchées par la sécheresse. C’est le cas des agriculteurs. Le 12 juin, la ministre des relations institutionnelles, Ideli Salvatti, a annoncé la renégociation des dettes de 231 000 cultivateurs et éleveurs acculés par le manque d’eau en plus d’une aide mensuelle de 136 reais par le biais du programme Safra pour ceux dont les semences ne sont pas sorties de terre. Les pertes subies par les paysans de l’intérieur se répercutent sur l’économie nationale. Selon une récente déclaration du ministre de l’intégration nationale Fernando Bezerra à la Chambre des Députés, « le Nordeste subit des pertes agricoles sévères et on peut déjà affirmer qu’elles s’élèvent à 12 milliards de reais ».
Interrogée cette semaine dans le programme de la radio EBC « Café com a Presidenta », Dilma Rousseff a exprimé son inquiétude devant « la plus grande sécheresse depuis des décennies » tout en affirmant que « le gouvernement ne laissera pas le Nordeste perdre les conquêtes accumulées ». Selon elle, la région est « nettement mieux préparée » à affronter le manque d’eau rappelant les investissements consentis ces dernières années et les programmes d’aides sociales déjà mis en place et à venir au Brésil.
Une absence de pluies pour plusieurs mois
Selon Overland Amaral, coordinateur du centre de météorologie de l’Etat de Sergipe, la région fait « face à un manque de stabilité des températures ce qui rend presque impossible la formation de masse nuageuse ». L’air trop froid dans l’Atlantique Sud ne permettrait pas l’apparition de nuages nécessaire pour produire des pluies. Ce constat pourrait se perpétuer au moins jusqu’au mois d’août, pour les plus optimistes, voire février 2013.

La sécheresse est presque banale dans le Nordeste. Mais le spécialiste s’inquiète de « l’arrivée de phénomènes extrêmes ». « Ce manque d’eau prolongé ponctué par des pluies de forte intensité mais de courte durée est déconcertant. Et la tendance est à l’aggravation » confie l’expert, anxieux. Et les prévisions ne rassurent ni les autorités ni les habitants des zones sinistrées. Travaillant en collaboration, tous les observatoires météorologiques du Nordeste s’accordent sur un point : la sécheresse pourrait se poursuivre pour plusieurs mois. « On atteint un niveau historique, même les pluies annoncées ne seront pas suffisantes » explique Overland Amaral.
Overland Amaral s'inquiète de l'arrivée de "phénomènes extrêmes" dans la région (Photo  : Gauthier Berthélémy) 
Lui-même agriculteur, le météorologue est bien placé pour parler du problème. « Les gens sont obligés de quitter les campagnes pour rejoindre les villes. Là, il y a des emplois et, surtout, des infrastructures » témoigne le scientifique ajoutant qu’aujourd ’hui « la population doit adopter de nouveaux comportements ». Selon lui, l’une des solutions serait la plantation de palma, un arbre dont les racines puisent dans le sol l’eau et ainsi irriguent naturellement les terres à cultiver. « Les pertes matérielles, financières et humaines sont importantes. Partout dans le Nordeste, les gens sont entrés en résistance » conclut Overland Amaral.
Gauthier Berthélémy 
(Texte publié sur le  site Autres Brésils)

dimanche 29 janvier 2012

Musique: Week-end musical au Verão de Sergipe

Le public est venu nombreux pour cette 5e édition du Verão de Sergipe (photo: internet)

Ce weekend se tenait à Aracaju la cinquième édition du Verão de Sergipe. Cette fête, organisée par le gouvernement de l'état, est l'occasion chaque année d'assister à des concerts de groupes locaux et nationaux. Et la programmation de ces deux derniers jours, éclectique et de qualité, a offert aux connaisseurs comme aux novices une vision d'ensemble de ce que la musique brésilienne a pu et peut produire. Résumé en chanson de ce 'final de semana' festif à Aracaju.

Pour se rendre au concert, il faut traverser le pont Aracaju-Barra qui relie la capitale sergipana à une petite bande de terre sur laquelle se trouve Barra dos Coqueiros. Une fois 'de l'autre côté du fleuve', le bus 71 se dirige jusqu'à la plage d'Atalaia Nova. Là, sur le sable fin, se dressent deux scènes. L'une à côté de l'autre, elles seront tour à tour les théâtres de ce week end musical. La petite accueille les groupes locaux quand la grande est le terrain de jeu des artistes nationaux. La foule est déjà présente, armée de glacières remplies de bières et de sodas glacés, chargés de refroidir les corps bouillonnant sous les 30 degrés de cette nuit d'été nordestino. La police militaire, casque vissé et matraque à la ceinture, serpente à travers le public, dissuadant les esprits échauffés de gâcher la fête.


Car, pour sa cinquième édition, le Verão de Sergipe a mis les petits plats dans les grands. Les têtes d'affiche, monuments musicaux du Brésil, font l'honneur de leur présence pour animer cette fin de semaine. Vendredi, le groupe Paralamas do Sucesso lance les hostilités sur la grande scène. Un coup de cœur. Au son de leur pop-rock cuivré empruntant parfois au ska et au reggae une rythmique saccadée, le public gigote et sautille du plus grand au plus petit. Les succès se succèdent et aucun des membres de l'assistance ne manque d'entonner couplets et refrains, du début jusqu'à la fin. On prend alors conscience de l'importance du groupe dans le paysage musical brésilien. Un groupe atypique. Herbert Vianna, le leader, dépense sur sa guitare une énergie incroyable qui fait presque oublier qu'un accident d'avion le cloua sur une chaise roulante il y a une dizaine d'années. Un handicap comblé par sa voix, imposante sans jamais être forcée. On s'éclate. Que demander de mieux pour lancer la soirée.
Ela disse Adeus, par Paralamas do Sucesso

Vers une heure du matin, Margareth Menezes arrive sur la scène centrale. Ceux qui ont sommeil font mieux de rentrer. La cinquantaine, robe colorée, talons hauts, entourée de ses musiciens et choristes, elle est l'une des reines du Axé, cette musique de Bahia qui à force de percussions et de mélodies entêtantes vous font sauter sans arrêt. La performance est impressionnante. La grande dame noire parcoure la scène en long, en large et en travers, appelant sans relâche le public pour qu'il la suive. En l'honneur du Nordeste, elle entonne, en plus de ses compositions, un medley des plus grands succès de la région. Il est 4h du matin, on se demande comment nos jambes nous soutiennent, mais tout en sifflotant, on regagne nos couches pour reprendre des forces et tenir le coup pour la journée du samedi.

Et ce jour a une saveur particulière. Tout Aracaju en parle. Le soir même, sur la scène principale, se produira la célèbre 'rockeuse' Rita Lee. Figure de la musique alternative brésilienne, cette mamy aux cheveux roses et au pantalon de cuir, qui rappelle notre Brigitte Fontaine, donne dans la capitale sergipana sa dernière représentation. Un événement que tous, connaisseurs ou non, veulent vivre. Multi-instrumentiste, elle jongle entre guitare, percussion ou encore flûte traversière en n'oubliant pas de faire usage de sa parole. Celle qui lui a été enlevée, comme pour tant d'autres, pendant la dictature militaire (1964-1985). Provocatrice, la paulista se laisse aller en invitant le public à s'allumer avec elle quelques joints et s'emporte contre la police, venue se poster devant la scène. 'J'ai vu ce qu'ils pouvaient faire pendant la dictature. Je n'ai plus peur !' lance-t-elle. Une sortie digne d'une rockeuse insoumise. Mais qui lui vaut d'être emmenée par les forces de l'ordre à la fin du concert pour prendre sa déposition en raison de troubles à l'ordre public et d'insultes envers des agents de police.  A la fin de la soirée, le rideau tombe sur sa carrière un peu comme elle avait commencé. Par un acte militant.
Rita Lee donnait dans la capitale sergipana sa dernière représentation (photo internet)

 La soirée continue alors avec le groupe Chimarruts. Le reggae romantique de ces dreadeux de Porto Alegre laisse à désirer. C'est un peu comme mettre du Roch Voisine sur un air de Bob Marley. Ça sent le scandale. Quelques morceaux donne envie de bouger, mais on se demande alors si ce n'est pas plutôt la bière qui donne cet effet. C'est gentil et ça calme les esprits. Rien de plus.

Projecteur sur The Baggios

Au Verão de Sergipe, les étoiles nationales ne sont pas les seules à briller. Sur la scène secondaire, réservée aux groupes sergipanos, la qualité n'est pas moindre. Parmi les formations locales, The Baggios. Venus de São Cristovão, petite ville à 25 kms d'Aracaju, les deux membres du groupe offrent un rock énergique. Empruntant au blues d'antan ses mélodies lourdes, Julio Andrade, le guitariste-chanteur, enclenche sa disto cradingue pour faire planer l'auditeur. Sa voix aiguë se confond avec les notes de ses solos perçants et vole par-dessus la cadence quasi mécanique imposée par son comparse. Car Gabriel Carvalho, le batteur, tape dur sur ses fûts. Placide, il rythme la performance de son ami gratteux qui n'hésite pas à s'écrouler sous le poids des notes dans une transe communicative. Le tout donne une musique qui remue et qui va chercher l'amateur de rock par les tripes. Étoile montante de la scène brésilienne, The Baggios a déjà parcouru le pays, s'arrêtant chaque année à São Paulo pour défendre son style. A découvrir.

The Baggios, Can't find my mind

Programme : la semaine prochaine, la fête continue, mais cette fois à Caruera à une heure d'Aracaju. A l’affiche: CABEDAL, BIQUINI CAVADÃO, FUNDO DE QUINTAL, ALAPADA, RITA RIBEIRO, FREJAT.
Gauthier Berthélémy

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