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samedi 23 août 2014

Os franceses são hiperconectados?

Acessar a internet várias vezes por dia, não conseguir largar o smartphone. Ficar desconectado? Jamais! Seja através do computador, notebook, smartphone ou tablet no final do ano passado, 82% dos franceses já estavam conectados à internet fixa ou móvel.


Conectividade. Foto: Internet


Multi equipados e multiconectados, assim podemos resumir o acesso atual dos franceses. Para confirmar é só acompanhar os dados: oito em cada 10 casas francesas são equipadas com pelo menos um computador, mas em média os franceses possuem 6,5 telas em casa! A França contabiliza mais de 43 milhões de internautas no último trimestre de 2013, ou seja, um aumento de 14% em quatro anos.

Um estudo realizado em 2013 pela TNS Sofres mostra que além dos e-mails, 38% dos franceses acessam a internet várias vezes por dia. O perfil é de jovens (42% tem entre 18 e 34 anos) do sexo masculino (58%). Jovens esses que utilizam as redes sociais, assistem vídeos filmes e televisão via internet e são também viciados em tecnologia. Isso porque 45% navega através de seus Smartphones e 22% através de tablets. Apesar disso, a conexão resta dominada pelo computador (94%), mas com um aumento considerável dos Smartphones (30%) e dos tablets (15%).


Alguns dados da pesquisa TNS Sofres. Tradução: Por Aqui e Là-Bas.


Ainda segundo a pesquisa, os franceses utilizam a internet para se informar, se divertir e claro, socializar. Dentre as atividades listadas, o trio saídas (65%), preparar viagens (61%) e seguir receitas culinárias (56%) ocupam o pódio. A parte de redes sociais, vídeos, filmes e TV são mais sedutoras para os mais jovens (respectivamente 90% e 81% tem entre 18-24 anos).

Já as redes sociais tão utilizadas no Brasil, aparecem apenas no 4° lugar na preferência dos franceses, valor que corresponde a 45% dos entrevistados. Outro dado que chama a atenção são os tutoriais principalmente relacionados às pequenas reformas. Os franceses tem o hábito do "faça você mesmo", eles adoram, compram tudo o que for necessário e partem para a aventura. Os dados mostram 23% dos internautas que seguem cursos de reformas e conselhos para os trabalhos, mas 64% afirmam utilizar pelo menos um tutorial.


Allana Andrade Berthélemy


mardi 22 avril 2014

Dilma Rousseff fait le bilan un an après les grandes manifestations

La semaine dernière, Dilma Rousseff est revenue sur l’avancée des différents chantiers lancés par son gouvernement alors que le pays était en pleine ébullition. Un an après les gigantesques manifestations de 2013, la présidente dresse un bilan mitigée de l’action gouvernementale à quelques mois de l’élection présidentielle.

Dilma Rousseff a fait le bilan de son action, un an après les grandes manifestations (Robert Stuckert Filho / PR)


Il y a tout juste un an, le Brésil apparaissait dans les médias du monde entier sous une forme qu’on lui connaissait peu. Révolté, à bout de nerfs, descendant dans la rue pour hurler une multitude de slogans et revendications pour des transports publics de qualité, un système de santé efficace ou encore pour plus de justice sociale et fiscale. Face à la contestation, la présidente Dilma Rousseff avait lancé cinq « pactes » pour améliorer l’éducation, la fiscalité, les transports, la santé et lancer une réforme politique.

Lors de la réunion du Conseil du Développement Economique et Social, mercredi dernier, à Brasilia, Dilma Rousseff a défendu un bilan positif dans les domaines de l’éducation et de la stabilisation fiscale tout en concédant que du chemin restait à parcourir dans les autres secteurs visés par les pactes gouvernementaux.

Sur la question de la mobilité urbaine et des transports publics, la Présidente estime que «le programme n’est pas parfait.» «Il y a beaucoup de retard, et parfois nous ne parvenons pas à faire les projets» déplore Dilma Rousseff. Selon elle, les 143 milliards de reais (47 milliards d’euros environ) investis par son gouvernement ne suffisent pas pour répondre à la demande de la population. Pour relativiser ce constat d’échec, Dilma Rousseff affirme que son gouvernement a cependant été le premier à prendre ce dossier, au centre des revendications populaires depuis plusieurs années (ici), au sérieux.

Autre secteur compliqué pour le gouvernement, la santé. Malgré la mise en place du programme « Mais Médicos » (ici) l’année dernière, devant permettre à terme à 14 000 médecins étrangers de venir  exercer au Brésil pour renforcer l’offre de soins publics, les autorités brésiliennes doivent encore agir pour un rapprochement avec le secteur privé. En effet,  les efforts faits ne sont pas encore suffisants pour permettre à tous les Brésiliens d’accéder à des soins sur l’ensemble du territoire. L’objectif désormais affiché par Dilma Rousseff est de trouver le moyen de rendre les systèmes de santé publics et privés non plus distincts, mais complémentaires.

Dilma Rousseff est également revenue sur sa proposition de réforme politique lancée lors de son allocution en pleine période d’agitation sociale, le 21 juin 2013. Celle-ci prévoyait des changements dans le système électoral et dans celui du financement des campagnes des partis. Des changements qui devaient être validés par un référendum populaire avant d’être rejetés par le Congrès. La Présidente a défendu ce projet le considérant comme "essentiel pour le pays" et a invité la population à appuyer l’initiative gouvernementale : «Pour avoir une corrélation de forces, il est clair que la société, par ses différentes instances, doit se manifester.»


Un appel à la résonnance particulière quelques mois avant de se présenter devant les électeurs pour leur proposer de renouveler son mandat.  



mardi 3 décembre 2013

Déda, le fondateur du PT à Sergipe, est décédé

Marcelo Déda Chagas, Gouverneur de l'Etat de Sergipe (Nordeste) est décédé lundi dans la nuit à l'hôpital Sirio-Libanês de São Paulo. Âge de 53 ans, le fondateur du Parti des Travailleurs à Sergipe luttait depuis plusieurs années contre un cancer du système gastro-intestinal. La Présidence de la République a déclaré trois journées de deuil national en l'honneur de cette figure de la politique brésilienne.

Marcelo Déda, Gouverneur de Sergipe, était l'un des membres historiques du PT (photo : agência Brasil)

Né à Simão Dias, à 110 kilomètres de la capitale sergipana, Aracaju, « Déda » a été tout d'abord un passionné de cinéma et de culture. Il réalisa même plusieurs productions et s'engagea dans les années 70 sur la scène culturelle en organisant des ciné-clubs pour les étudiants. C'est à cette époque qu'il entre dans le mouvement étudiant en opposition au régime militaire. Dans les années 80, à l'Université Fédérale de Sergipe, il participe à la consolidation dans l'Etat du tout nouveau Parti des Travailleurs (PT), qui portera en 2002 l'ancien ouvrier métallurgique Lula au pouvoir.

En 1986, il est élu député de l'Etat de Sergipe. Commence alors sa carrière politique. Il devient député fédéral en 1994, fonction pour laquelle il est réélu en 1998. Il revient ensuite à Aracaju où il est élu maire dès le premier tour en 2000 puis en 2004. De ses deux mandats, les Aracajuanos retiendront les efforts faits pour la santé publique, pour l'intégration des quartiers périphériques de la capitale et pour la culture avec la transformation du Forro Caju comme l'une des plus grandes fêtes de la Saint-Jean brésiliennes. En 2006, il décide de concourir au poste de Gouverneur qu'il occupera jusqu'à sa mort. Pendant sept années, il a développé le réseau routier dans tout l'Etat, a fait construire 12 hôpitaux municipaux et hôpitaux régionaux et a lancé la transition énergétique dans l'Etat de Sergipe en inaugurant le parc éolien de Barra dos Coqueiros. Le Gouverneur a également créé la polémique en 2009 en étant mis en cause dans une affaire d'abus de pouvoir par le Tribunal Supérieur Electoral. Cette même instance l’innocentera l'année suivante.

Marcelo Déda était un ami proche de Dilma Rousseff (photo : Presidência da Republica)



Son corps, transféré de São Paulo vers Aracaju, a été exposé aujourd'hui au Palacio Olimpio Campos. Pendant toute la journée, des milliers de sergipanos sont venus lui rendre hommage et la présidente de la République, Dilma Rousseff, qui était une amie proche de Marcelo Déda, s'est rendue à Sergipe d'où elle a déclaré un deuil national de 3 jours. La crémation de son corps aura lieu à Salvador dans la soirée.  

vendredi 29 novembre 2013

Associações caminham juntas contra o racismo

Várias associações e movimentos anti racismo convocam uma grande marcha em Paris dia 30 de novembro. Uma iniciativa que intervém num contexto de multiplicação dos ataques e declarações racistas na França.

"Parem, Já chega!". Com esse grito, as organizações sindicais, associativas e partidárias francesas querem mostrar a sua oposição ao clima de racismo crescente no território francês. A decisão de fazer uma marcha foi tomada na última quinta-feira para mostrar a reação da sociedade civil contra os ataques que sofreu a Ministra da Justiça, Christine Taubira. A Ministra, negra, foi o alvo de protestos, xingamentos e matérias racistas durante as últimas semanas.

Em Angers, (região oeste a 300km de Paris) enquanto visitava um tribunal, a ministra foi injuriada por um grupo de oponentes ao casamento gay, medida para a qual Christiane Taubira foi a principal defensora. No grupo, uma menina de apenas 10 anos, ergueu uma banana e gritou : "Para quem é a banana ? é para a macaca!" Dias depois, uma candidata nas eleições municipais da Frente Nacional, partido de extrema direita, que publicou uma fotografia no seu perfil facebook comparando Christine Taubira a um chimpanzé. Mais recentemente, uma revista semanal de extrema direita, Minute, fez da Ministra a sua matéria de capa cujo título fazia claramente referência a comparação entre a política e os primatas.

Ministra Taubira: Com 18 meses/Agora. Foto: Internet

Segundo Thomas Guénolé, cientista político, a explicação destes ataques é simples : "Christiane Taubira é alvo porque ela é negra e é a favor do casamento gay. Estes dois elementos explicam o ódio que tem as duas famílias da extrema direita francesa, a extremista e a tradicionalista". Organizando esta marcha, as associações querem  "denunciar não somente estes xingamentos como toda a onda de racismo na França", explica Vincent Reberioux, presidente da Liga dos Direitos Humanos.

Esta marcha no faz relembrar a “Marcha para a Igualdade e Contra o Racismo” que comemora o seu 30° aniversário este ano. Naquela época, 32 jovens, na maioria árabe, iniciaram em Marselha uma marcha para denunciar o racismo. Eles chegaram mais de 100 000 em Paris.


Gauthier Berthélemy

jeudi 29 août 2013

L'arrivée des renforts en médecins étrangers fait débat au Brésil

Les médecins étrangers arrivés au Brésil cette semaine ont reçu un accueil hostile de la part des professionnels de la santé locaux. Venus pour renforcer l’offre de soin dans les régions sous-dotées en personnel, ils composent l’un des contingents de médecins étrangers prévus par le programme national de santé adopté en juillet dernier par le gouvernement.

Les médecins étrangers ont commencé leur formation dans le cadre du programme Mais Médicos (photo: Elza Fuzia)
 

« Esclaves ». C’est le qualificatif employé par des médecins brésiliens à l’encontre de leurs homologues étrangers lors du premier jour de formation du programme Mais Medicos à Fortaleza. Les 96 médecins étrangers présents dans la capitale du Céara sont candidats au plan gouvernemental visant à pallier aux déserts médicaux dans certaines régions du pays, principalement le nord et le nord-est du pays, ainsi que dans certaines zones sans grandes agglomérations.

Pour cela, le gouvernement a ouvert aux médecins d’origine étrangère la possibilité d’exercer sur le territoire national après un processus de sélection et de mise à niveau débouchant sur la validation de leurs diplômes de médecine selon les critères en vigueur dans le système universitaire brésilien. Selon le ministre de la Santé Alexandre Padilha, les candidats au programme Mais Médicos devront passer par « une intense évaluation » et une formation de trois semaines portant sur le système de santé brésilien et la maitrise de la langue portugaise. Ceux qui seront affectés dans des zones où vivent des populations indigènes auront « des modules spécifiques sur la culture de la région où ils travailleront. »

Pour le moment, l’Espagne, l’Uruguay, l’Argentine et Cuba sont les pays d’origines de la plupart des 644 candidats déjà arrivés sur place. Un autre contingent de 4000 médecins cubains devrait également venir gonfler les rangs des hôpitaux brésiliens dans le cadre d’un accord entre les gouvernements du Dilma Rousseff et de Raul Castro. Ces médecins devraient percevoir un salaire compris entre 2500 et 4000 reais par mois.


Les médecins hués à leur sortie de la formation à Fortaleza (photo: internet)
Au centre des revendications exprimés par les opposants comme les membres du Syndicat des médecins du Céara qui ont manifesté à Fortaleza, l’application de l’examen Revalida, généralement imposé aux étrangers, pour la validation des diplômes des candidats, qui n’y seraient pour le moment pas soumis. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les Brésiliens exprimant leur indignation face à la démonstration des médecins cearenses. L'argument souvent utilisé est que l'arrivée de médecins étrangers au Brésil serait la conséquence du refus de leurs homologues brésiliens à pratiquer dans certaines régions, leur préférant les capitales dans lesquelles les conditions de travail et les salaires sont meilleurs.  

A ceux qui l’ont appelé « esclave », Juan Delgado, médecin cubain, a déclaré dans la Folha de São Paulo : « Nous irons où les médecins brésiliens ne vont pas. Nous serons esclaves de la santé, des malades et de ceux avec qui nous serons tout le temps nécessaire. » Si le manque de médecins dans certaines régions du Brésil doit se réduire dans les mois à venir, le débat, lui, n’est pas prêt de s’arrêter.
Gauthier Berthélemy



+ d’infos : Les visions de deux médecins, l’un brésilien, l’autre étranger, sur le programme Mais Médicos : http://www.lepetitjournal.com/rio-de-janeiro/societe/162279-mais-medicos-certaines-zones-du-bresil-manquent-reellement-de-medecins

dimanche 23 juin 2013

Manifestations au Brésil : la peur de la perte de contrôle


Manifestants à Rio de Janeiro le 19 juin 2013 ( photo : afp.com/Christophe Simon) 

Après la mobilisation historique qui a fait descendre les manifestants dans les rues des grandes villes du pays et réuni près d’un millions de brésiliens à Rio de Janeiro la semaine dernière, l’heure est aux premiers bilans.

Tout le monde est d’accord, le mouvement actuel au Brésil est un événement fort dans l’histoire du pays. Parti du ras-le-bol d’une vie de plus en plus chère, de la vétusté des infrastructures et des services publics, la colère a glissé progressivement vers le rejet de certaines mesures en cours de débat parlementaire et d’une large partie de la classe politique définie comme corrompue.

La presse internationale se fait le relais de ces revendications et diffusent les mots d’ordres qui fleurissent sur les pancartes brandies pendant les gigantesques marches de Brasilia à Recife ou de Buzos à Ribeirão Preto.

Les manifestations se déroulent dans un calme relatif, la police n’hésitant toutefois pas à user de la force pour contenir la population parfois accompagnée d’éléments plus violents, politisés ou non. Sur les réseaux sociaux, la majorité des participants condamnent la violence qu’elle soit d’un côté ou de l’autre, mais peine à calmer ses ardeurs sur un autre sujet.

L’apologie du #SemPartido

Sur le site au pouce bleu, certains individus clament haut et fort leur apolitisme en usant à tour de bras du hashtag devenu ponctuation : #SemPartido (#SansParti). L’objectif, pour une large majorité, est d’exprimer le refus de toute récupération politique du mouvement par les formations politiques actuelles, toutes assimilées à des nids à corrompus. Tous y passent, de l’extrême-gauche à la droite en passant par le PT, parti de Dilma Rousseff, qui pourrait bien être le grand perdant de ce que certains appellent déjà « le printemps brésilien ».

Mais dans ce mot d’ordre se confond parfois une rhétorique anti parti affirmant que le peuple doit se prendre seul en main et doit se détacher du système politique tel qu’il est aujourd’hui. Dans la pratique, cela se traduit par le refus de la participation des partis politiques aux manifestations organisées et par des affrontements parfois corsés entre « apolitiques » et militants. A São Paulo, des individus affiliés au PC do B ou au PSOL ont été agressés par des manifestants leur demandant de ranger leurs banderoles.

Résumé vidéo de la première manifestation à Aracaju ( réal. : Sete Nove Produção)

Et la logique amène parfois à la confusion dans la définition des « ennemis » du peuple. A Aracaju, le cortège s’est scindé en deux après le rejet par certains participants des syndicats et de mouvements sociaux venus se joindre aux révoltés. Le mouvement Não Pago,affairé depuis 2011 à la diminution du prix des transports en commun a été violemment expulsé de la marche pour sa supposée proximité avec le PSOL. Le Mouvement des Sans-Terre n’a  quant à lui pas pu débarquer ses militants des quatre bus qu’il avait affrétés pour les acheminer vers la capitale sergipana.

Sur la toile, ces incidents provoquent des débats passionnés. Pour beaucoup, la prolifération des #SemPartido rappelle le discours des partisans de la dictature militaire (1964-1985). De même, le slogan relayé sur internet et dans les rues « O Gigante acordou » est le même que celui utilisé pendant les rassemblements des soutiens aux militaires. Après tout, l’absence de parti et la rhétorique nationaliste sont bien des éléments définissants les régimes dictatoriaux.

Les brésiliens du Brésil et de France inquiets

Au-delà de ces abus de slogans et ces confusions politiques, certaines manifestations attisent l’inquiétude des brésiliens du Brésil et du monde. Comme ces photos et vidéos montrant des policiers militaires brandissant des pancartes et banderoles en soutien aux manifestants et qui provoquent l’émoi d’une partie de la population et de la presse.

Une image marque plus que les autres. Celle de policiers militaires à Goiania armés de… bouquets de fleurs blanches. L’image est forte, symbolique, belle. Mais, un article publié sur le site jusbrasil.com.br (équivalent de notre légifrance) informe de la demande de création déposée le 20 juin 2013 d’un Parti Militaire Brésilien à… Goiania. La coïncidence a le mérite de faire réfléchir.

Les brésiliens sur place alertent et les expatriés aussi. Ce week-end, ils se sont réunis dans les principales villes de France pour exprimer leur soutien à leurs compatriotes. A Toulouse, ils ont défilé entre Jean-Jaurès et le Capitole en scandant les mêmes slogans que ceux entendus à Rio, Recife, São Paulo ou Salvador. Mais ce qui animait les discussions était bel et bien la possible dérive du mouvement vers une désorganisation généralisée et au profit de forces politiques aux objectifs obscurs.

Brésiliens de Toulouse lors de la manifestation du 22 juin 2013 ( photo : Allana Andrade )


Pour Marcio de Oliveira, l'un des chefs de file des brésiliens de Toulouse, « il est important que les brésiliens ne partagent pas toutes les informations diffusées sur internet. Beaucoup sont faussées et même dangereuses ». La communauté de la Ville Rose cherche un moyen d’avertir les manifestants et de coopérer avec eux. « Nous allons nous réunir et débattre ensemble de la manière dont nous allons nous organiser et envoyer en permanence nos propositions à nos compatriotes » explique-t-il.


Sur et hors du territoire brésilien, une chose est sûre, le mouvement ne veut pas s’essouffler et pourrait même reprendre à son compte une des déclarations faites par Dilma Rousseff le 21 juin dernier : Profiter de cet élan pour continuer à changer le Brésil. 

Gauthier Berthélemy

jeudi 13 juin 2013

Pesquisa revela: Os franceses são viciados em Smartphones

Não se sabe ao certo quando surgiu o primeiro smartphone. Alguns falam em 10 anos, outros em apenas quatro. Independente da idade, o fato é que atualmente ele é considerado um dos sonhos de consumo de grande parte das pessoas.

Alguns tipos de Smartphone. Foto: Internet
Jogos, aplicativos, internet, fotos, vídeos...São inúmeras as funções desses aparelhos. E uma coisa é certa, depois de começar a usar, é difícil desgrudar. Nesta quinta-feira, 13 um estudo realizado pela Ipsos MediaCT para o Google mostrou que: os franceses hoje não conseguem mais viver sem seus smartphones. 

No primeiro trimestre de 2013 a taxa de penetração do smartphone na sociedade francesa foi de 42%. Em 2011, esse percentual era de apenas 27%. A taxa de penetração de um produto consiste em: fazer o percentual de pessoas que adquiriram o produto, pelo menos uma vez, num determinado período de tempo utilizado para a análise.

A pesquisa utilizou mil adultos de idades entre 18 e 64 anos e mostra que o vício nos smartphones é grande, tanto que durante a pesquisa, 26% dos entrevistados afirmaram que preferem serem privados da televisão ao invés do celular multifuncional.

E a porcentagem só aumenta: Questionados sobre a utilização no dia-a-dia, 74% dos franceses afirmaram não saírem de casa sem o aparelho. Mais da metade (51%) dos usuários dos smartphones dizem usá-lo diariamente para se conectar à internet. 82% para navegar, 51% para envio de e-mails, 61% para acessar às redes sociais e 52% para a leitura de jornais.

Em média, os entrevistados tem 32 aplicativos instalados no telefone com uso de pelo menos 12 nos últimos 30 dias. Do total, 70% assistem vídeos no celular e 13% pelo menos uma vez por dia.

O fenômeno crescente é o da multitarefa (multi-tasking). 78% dos entrevistados relatam usar ao mesmo tempo o smartphone, enquanto assistem à televisão (52%), jogam um jogo de vídeo (19%), ou leem um jornal ou revista (18%).

samedi 8 juin 2013

Morte de Clément Méric, a França traumatizada




Clément Méric, militante antifascista de 18 anos, faleceu no ultimo dia 6. O esquerdista caiu sob os golpes de skinheads ligados à organizaçoes de extrema-direita. O crime esta comovendo tanto a população como a classe politica francesa.

O jovem estava com três amigos num apartamento em Paris no qual paticipavam de uma venda de roupas geralmente vestidas pelos integrantes dos movimentos dos dois lados. Um grupo de pessoas se juntou à venda, vestindo as cores da extrema-direita. Cruz nazista e blusa « Blood and Honnour » alertam os antifascistas e uma alteração começa.

Clement Méric. Foto: Internet


O recém-universitario teria levado um golpe na cabeça durante a briga sem mesmo ter dado nenhum segundo as testemunhas. Ele não se acordou no hospital e os médicos declararam a morte cerebral do estudante. O carater politico do crime foi imediatemente identificado pela população, os politicos e as midias. Os suspostos autores do crime foram presos pela policia que sinalizou a ligação de um dos suspeitos com um movimento nacionalista violento, a Juventude Nacionalista Revolucionaria (JNR).

Um dos participantes da briga, Estaban, 20  anos foi detido provisariamente pela justiça francesa neste sabado, 8. Após a autópsia do corpo de Clement Meric, os especialistas afirmaram que a morte foi causada pelo golpe dado por este jovem militante de extrema direita. 

A classe politica inteira condenou a morte de Clément Méric. A esquerda, os socialistas e os representantes da Frente de Esquerda pediram a dissolução dos grupos violentos de extrema direita. A direita, Jean-François Copé, lider do principal partido de oposição a UMP, qualifiou o crime de « agressão barbara » e pediu a dissolução dos movimentos de extrema direita e de extrema esquerda. A Frente Nacional, partido nacionalista, lamentou o fato e rejeitou toda ligação como o lider da JNR, chamado Batskin, que afirmou que o seu movimento não tinha nada a ver como o assassino.

No governo, Jean-Marc Ayrault, Primeiro ministro, anunciou a noite mesma da noticia no Senado sua vontade de « por em peças de maneira democratica estes movimentos [fascistas e nazistas] ». Num discurso no Japão, o presidente François Hollande declarou que eles devem ser « reprimidos ».

Este crime ocorre num clima politico tenso na França. Durante varios meses a sociedade francesa se dividiu na questão da legalização do casamento gay. Nos protestos organizados pelos oponentes do « Casamento para todos », varios grupos e partidos desfilaram juntos. Os enfrentamentos entre policia e jovens radicais revelaram a verdadeira força dos mais extremistas.

Por: Gauthier Berthélémy


lundi 20 mai 2013

Quase 30% dos franceses não querem vizinho gay



Mapa aponta intolerância homossexual no mundo. Foto: Internet


Mesmo o presidente François Hollande tendo aprovando de forma definitiva no ultimo sábado, 18, o casamento e a adoção de crianças por casais homossexuais, a França é considerado o país menos tolerante na Europa Ocidental quando se fala em ter um vizinho homossexual. Os dados são da ONG World Values ​​Survey.


O World Values ​​Survey é um projeto de pesquisa global realizado por uma rede mundial de cientistas sociais que explora desde 1981 valores e crenças das pessoas, como elas mudam ao longo do tempo e qual o impacto social e político que eles têm. O monitoramento é feito em 100 países, cobrindo 90% do mundo.

Foram quatro meses de debates intensos e manifestações quase diárias de repulsa à aprovação do « Casamento para todos » no Hexágono. Com 28,8% da população rejeitando a ideia de ter um vizinho gay, a França fica em último lugar, quando consideramos apenas o países da Europa Ocidental. Lugares como Suécia e Espanha, foram os que apresentaram menores dados: respectivamente 3,6% e 7,4%.

Já o Brasil, que no último dia 14 aprovou a resolução do Conselho Nacional de Justiça (CNJ) na qual os cartórios de todo o país agora são obrigados a celebrarem o casamento civil e também a converterem a união estável homoafetiva em casamento fica em segundo lugar nos países pesquisados na América do Sul, com 21,8%, perdendo apenas para a Argentina (6,4%). A Colômbia e o Peru apresentam os índices mais altos na região, com 45,9% e 41,9% respectivamente.

Os países no qual a religião é mais rígida como o Islã apresentam os maiores índices da pesquisa, liderada pela Jordânia (95,1%) e o Irã (93%), o que comprova que a religiao tem ainda muito peso no pensamento das pessoas. 

Por Allana Andrade

samedi 16 mars 2013

Marco Feliciano, le pasteur-député polémique




Sur internet, dans les rues et même à l’entrée de la Chambre des députés, des brésiliens s’indignent face la nomination polémique du député fédéral Marco Feliciano à la tête de la Commission des Droits de l’Homme et des Minorités. Les propos homophobes et racistes tenus par le parlementaire sur les réseaux sociaux sont à l’origine de la contestation.


 Marco Feliciano, pasteur, député fédéral et nouveau président de la Commission des Droits de L'Homme et des Minorités de la Chambre des députés brésilienne ( photo: internet )

« La pourriture des sentiments homosexuels mène à la haine, au crime et au rejet. », « Noir naît noir, indien naît indien, mais homosexuel ne le naît pas. », « Les africains descendent d'ancêtres maudits par Noé. C'est un fait. Le motif de la malédiction est la polémique. » Noirs, homosexuels, malades du sida, tout y passe. Les Twitter, Facebook et consorts nous ont habitués depuis près d’une décennie à la philosophie de comptoir à grande échelle. L’internaute, confortablement installé dans son salon, à l’abris des regards, isolé, se sent à l’aise pour coucher sur l’écran ses pensées même les plus répréhensibles, persuadé de ne pas être écouté puisqu’il les écrit. Parfois, c’est le cas. Mais lorsqu’il s’agit d’une personnalité publique, la diffusion des fameux 140 caractères est démultipliée et son impact l’est tout autant.

Publiés sur Twitter en novembre 2011, ces propos ont provoqué une levée de boucliers  immédiate des associations homosexuelles et de lutte contre le racisme contre son auteur, le député fédéral et pasteur évangélique Marco Feliciano du Parti Social Chrétien (PSC). Au-delà de quelques statuts facebook et partages de pétitions électroniques exigeant sa démission, le mouvement de contestation n’a pas pris d’ampleur et est vite tombé dans les oubliettes du web. Les prises de position polémiques du parlementaire sont cependant revenues sur le devant de la scène médiatique depuis quelques semaines suite à sa surprenante nomination à la tête de la commission des Droits de l’Homme et des Minorités de la Chambre des députés brésilienne.

Un des tweets polémiques du député :" La pourriture des sentiments homosexuels mène à la haine, au crime et au rejet".  


Depuis le 6 mars 2012, les commissions permanentes de la Chambre brésilienne ont leur composition définie en fonction de la répartition des sièges issue des votes des électeurs. En d’autres termes, les partis les plus représentés à l’Assemblée ont le plus de commissions. Suite à une négociation entre les formations politiques, le Parti des Travailleurs, formation dont est issue Dilma Rousseff, est  par exemple à la tête de trois commissions tout comme son allié le PMDB. Les principaux partis d’opposition, le PSDB et le DEM, comptent deux commissions. Il en est de même pour le parti du député fédéral Marco Feliciano qui, en plus des Droits de l’Homme, est en charge de la surveillance financière.

La nouvelle de la décision a rappelé aux barricades virtuelles les opposants au pasteur évangélique. Les réseaux sociaux se sont transformés en passeurs de slogans et de pétitions signées par plusieurs millions de personnes et déposées à Brasilia. Les mots twittés par le nouveau président de la Commission des Droits de l’Homme à l’encontre des africains et des homosexuels ont resurgis sur internet rappelant aux Brésiliens les forfaits de l’homme politique.

Après avoir gagné la toile, la protestation sort dans les rues de presque toutes les capitales brésiliennes où des cortèges demandent la destitution du parlementaire. Début mars, les manifestants, armés de pancartes, de sifflets et de nez de clown, parviennent à entrer dans la Chambre des députés et crient leur volonté d'appliquer le principe de laïcité de l'Etat (et donc d'interdire à un homme d'Eglise d'exercer un mandat législatif) et de punir ceux qui profèrent des insultes à l'encontre de minorités. Le même jour, la contestation passe les frontières brésiliennes et gagne l'Europe où des expatriés défilent avec pancartes et banderoles sur les places de quelques capitales du Vieux Continent.

Les parlementaires des autres partis ont également commenté la nomination de Marco Feliciano à la tête de la commission des Droits de l'Homme. Les députés composant la commission ont décidé de faire recours de la désignation du pasteur évangélique auprès du Suprême Tribunal Fédéral, évoquant notamment une investiture à huis-clos, fait interdit par le règlement de l'Assemblée qui stipule que toute « réunion est ouverte au public ». Selon Domingos Dutra, du PT, « il est inimaginable qu'après une dictature militaire une commission des Droits de l'Homme fasse une session à portes closes, avec des barrières aux entrées et la police législative dans les couloirs ». Au-delà de la légitimité de la nomination et des moyens employés par Marco Feliciano, les députés de l'opposition questionnent l'intégrité de leur collègue et demandent au nouveau président de la commission de s'expliquer sur les récentes accusations d'usage de fonds de l'Assemblée pour rémunérer certains employés de l'Assemblée de Dieu, église évangélique à laquelle le pasteur Feliciano est affilié. Pour Chico Alencar du PSOL, « il y a des preuves évidentes de l'usage de son mandat à des fins personnelles, puisque toute église est une entité privée. »

Marco Feliciano peut néanmoins compter sur le soutien de son groupe parlementaire. Réunis le 12 mars, les députés du PSC ont affirmé que « malgré les pressions et les manifestations nous maintenons Marco Feliciano à son poste. » Le leader du PSC à l'Assemblée, André Moura, s'appuie sur le règlement affirmant que « rien n'empêche le parlementaire désigné à honorer son poste. La commission est composée de 18 députés et si le président n'exerce pas son mandat correctement, nous serons les premiers à demander sa démission. »

Le 13 mars, lors de la réunion inaugurale, ouverte au public, Marco Feliciano a adressé, entre hués et applaudissements, des excuses publiques « à tous ceux qui se sont sentis offensés par l'une de [ses] postures (…) ». Avant d'entamer les discussions, il a demandé « à tous un vote de confiance. J'exerce mon mandat qui me donne le droit d'assumer la présidence de cette commission. » Un prêche de bonne volonté en décalage avec un de ses récents tweets daté du 28 février 2013, alors qu'il avait déjà eu connaissance de sa nomination : « Il ne m'est jamais passé par la tête de présider la Commission des Droits de l'Homme, mais avec tant d'attaques, j'en ai presque envie. ». Avec une telle confession, nul doute que les opposants au pasteur polémique se résoudront à l'absoudre. 

Gauthier Berthélemy

vendredi 15 février 2013

Vague de violences à Santa Catarina


Depuis quinze jours, l’Etat de Santa Catarina, dans le sud du Brésil, est en proie à une vague de violences. Au total, 100 attaques visant des bus et des commissariats de police ont été enregistrées dans différentes villes de la région. Selon les autorités, elles seraient organisées à l’intérieur même des prisons. Le gouvernement a décidé d’envoyer les militaires en soutien aux forces de police locales.

Un pompier en intervention dans entrepôt incendié (photo : O Globo) 


Bus incendiés, jets de cocktails molotov contre un bâtiment de la Police Militaire ou agression de civils à la sortie des bureaux. Depuis le 30 janvier, 25 villes de Santa Catarina sont en état d’alerte face aux attaques qui s’élèvent aujourd’hui au nombre de 100, selon la police. Ces actes seraient commandités par des chefs de bandes détenus dans les prisons de cet état du sud du Brésil en réponse à leurs conditions de vie en milieu carcéral. Leurs soutiens à l’extérieur font preuve d’une extrême violence : 13 litres d’essence, 600 kilos de dynamite et une dizaine d’armes à feu de gros calibre ont été interceptés par les forces de l’ordre.

Plusieurs fois retardé par le gouverneur de Santa Catarina, Raimundo Colombo, l’envoi de la Force Nationale de sécurité publique a été annoncé par le ministre de la Justice José Eduardo Cardozo. Près de 350 militaires ont donc quitté Brasilia dans la matinée du vendredi 15 février pour contenir la violence dans la région. Au-delà de cette mesure, le ministère de la Justice a décidé de transférer les leaders des gangs probablement impliqués dans l’organisation des attaques. L’opération de transfert, risquée, devraient réquisitionner plusieurs dizaines d’agents pénitentiaires et vise à couper les communications entre les détenus et les membres de leurs organisations à l’extérieur.

Depuis une semaine, les transports en commun roulent au ralenti et les chauffeurs de bus, craignant pour leur sécurité, refusent de travailler après 19h. Les écoles publiques ont fermé leurs portes, leurs élèves ne pouvant pas les franchir faute de transport. 

mardi 29 janvier 2013

Os parlamentares franceses discutem sobre o « Casamento para todos »

Os parlamentares franceses discutirão nos proximos meses a questão do casamento gay (foto: internet)
Hoje é o inicio dos debates sobre o controverso projeto de lei autorizando os casais homossexuais a contratar um casamento. Provocando discussões, manifestações e dividindo fortemente os franceses desde o final do ano passado, a lei poderia ser adotada em abril.
Chamada “Casamento para todos”, a medida prometida pelo presidente François Hollande durante a sua campanha eleitoral o ano passado poderia permitir aos casais homossexuais de se casar como os casais heterossexuais. Além desta disposição, a questão da adoção será evocada. A procriação assistida medicalmente foi excluída e será provavelmente agregada a outra votação no final de 2013. O projeto de lei será discutido a partir de amanhã pelos deputados franceses até o dia 10 de fevereiro. O texto de lei será, normalmente, adotado pela Assembleia no dia 12 de fevereiro e, sem grande surpresa, deveria revelar uma forte oposição entre a direita, contra, e a esquerda, a favor.
Segundo o funcionamento da adoção de leis na França, o projeto será enviado ao Senado para ser novamente discutido e votado. Após eventuais modificações e idas e voltas entre as duas Câmaras representativas, a lei do “Casamento para todos” deveria ser definitivemente adotada, ou rejeitada, no fim do mês de abril.
O primeiro-ministro francês, Jean-Marc Ayrault, afirmou que o procedimento nem será acelerado nem determinado no tempo afim de “deixar à oposição a sua liberdade de expressão” na discussão. E o principal partido de direita, a UMP de Nicolas Sarkozy, não abriu mão do seu direito. Assim foram apresentados pela oposição 96% das 5392 propostas de emendas. Também, a UMP ja declarou que fará a proposta durante os debates de um novo exame da lei por uma comissão parlamentar e da organização de um plebiscito para decidir desta questão que fica dividindo a sociedade.
Os oponentes ao projeto de lei ja convocaram várias manifestações afim de mostrar a pluralidade dos perfis contra o “casamento para todos”. O último encontro dos “antis” juntou entre 300 mil e 800 mil pessoas (segundo as diferentes fontes) nas ruas da capital, Paris, no último domingo. Dentro do cortejo, famílias, militantes de direita, representantes das religiões cató licas, evangélicas ou ainda muçulmanas marcaram oposição à lei.
Sexta-feira, eles anunciaram pela voz de Philippe Brillaut, porta-voz do movimento “manifestação para todos”, a chamada ao Conselho Econômico, Social e Ambiental (CESE) para emitir uma opinião sobre a lei. Terceira câmaras do país, o CESE, é portanto uma assembleia consultativa. De fato, a opinião apresentada pelo CESE mesmo se for contra a lei poderá ser ignorada pelo governo.
Gauthier Berthélemy

mercredi 12 décembre 2012

A Salvador, un chauffeur cherche l'amour sur les murs de la ville



Anderson Silva, 32 ans, chauffeur. A la différence de son homonyme star des arènes de UFC, ce baiano lutte pour rencontrer l'âme sœur. Si chercher la partenaire particulière n'a a priori rien d'extraordinaire, la technique du pilote de Salvador nous démontre le contraire.

"Je veux une femme. J'ai des voitures et maisons" (photo; Jornal A Tarde)


En bon professionnel, Anderson connaît la maxime, la publicité est l'âme des affaires. Ne doutant pas de ses qualités, il a décidé de se vendre en peignant sur les murs de la capitale de Bahia une annonce simple et directe : « Je veux une femme, sang bon, j'ai voitures et maisons », accompagnée de ses numéros de téléphone.

Et l'initiative n'a pas été vaine. Depuis ses coups de pinceaux, Anderson Silva a fait le tour des médias locaux et nationaux et, surtout, s'est attiré les faveurs de la gente féminine. Le chauffeur reçoit par jour pas moins d'une vingtaine d'appels et aurait déjà rencontré plus de 120 jeunes femmes intriguées par l'appel peint sur la roche. Lorsque Anderson était chauffeur particulier, il proposait déjà ses services de cette manière. La technique fonctionnant dans sa vie professionnelle, Anderson a décidé de l'utiliser pour combler le vide de sa vie personnelle.

Sangue Bom (Sang Bon), comme il se fait surnommer, divorcé depuis un an, ne manque pas d'arguments et affirme : « la publicité est l'âme des affaires. Avoir maisons et voitures fait pleuvoir les filles. Au final, qui ne veut pas d'un bon parti ? Je n'ai pas encore rencontrer la femme idéale, mais quand elle apparaîtra, j'effacerai toutes les annonces ».

Une promesse qui pourrait être tenue plus rapidement qu'il ne le pense puisque dans un communiqué la mairie de Salvador a annoncé son intention de faire appel à la justice et invoque l'interdiction d'utiliser l'espace publique à des fins particulières pour obliger cet homme en mal d'amour à écourter sa recherche et rendre aux murs de la ville leur neutralité d'antan. 

Allana Andrade

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