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lundi 11 août 2014

Eleições 2014: La course à la présidence a commencé

Les 5 et 26 octobre prochains, près de 142 millions de Brésiliens devront se rendre dans les bureaux de vote pour désigner les futurs occupants de cinq mandats différents : députés locaux et nationaux, sénateurs, gouverneurs et surtout le président. Au total, les électeurs auront donc le choix entre plusieurs milliers de candidats et autant de codes électoraux à composer sur les urnes électroniques. Dans tous les états de la fédération brésilienne, la campagne a commencé et rythme le quotidien des électeurs. L’occasion de commencer notre série d’articles sur les Eleições 2014.
Les trois principaux prétendants au Planalto : Dilma Rousseff, Aécio Neves et Eduardo Campos. 

Pour le scrutin présidentiel, les Brésiliens connaissent déjà les noms de 11 candidats déclarés pour accéder au Planalto, le palais présidentiel. Sans surprise, Dilma Rousseff, l’actuelle présidente sera candidate à sa propre succession. Poussée sur le devant de la scène politique par Luiz Inacio da Silva, dit Lula, l’ancienne chef de cabinet présidentiel, première femme à atteindre le plus haut sommet de l’Etat, semble, selon les sondages, être en bonne position pour remporter l’élection… malgré tout. Bien que populaire auprès des classes populaires et une partie de la classe moyenne, la candidate du Parti des Travailleurs s’est attirée tout au long de son mandat les foudres d’une partie non négligeable de la population brésilienne.

En témoigne le grand mouvement social de juin 2013. En cause, la faiblesse permanente des services publics dans l’éducation,la santé ou encore les transports, la baisse de l’activité économique brésilienne, le coût exorbitant de la Coupe du Monde mais également les scandales politiques à répétition qui ont touché jusqu’aux membres de son gouvernement dans les premiersmois de son mandat. Réaliste sur les chantiers encore en cours, Dilma Rousseff ne se prive cependant pas de dresser unbilan positif de son mandat. Cible des critiques et des hués des spectateurs pendant la Copa, elle peut néanmoins s’asseoir sur un solide 44% d’intention de votes lors d’un éventuel second tour, selon un sondage réalisé par l’Ibope, le 7 août dernier.


Aécio Neves et Eduardo Campos en grands rivaux

Celle qu’une partie de la presse nationale et internationale a surnommé « la Dame de fer brésilienne » devance donc encore largement ses concurrents dans les enquêtes d’opinion. Parmi les principaux, Aécio Neves et Eduardo Campos. Actuel sénateur de Minas Gerais, l’un des états les plus riches du pays… d’où est originaire Dilma Rousseff, Aécio Neves est le candidat du Parti Social-Démocrate Brésilien (PSDB). C’est à lui que revient la lourde tâche de succéder à José Serra, adversaire malheureux à trois reprises face à Lula puis Dilma. Mais avec 20% d’intention de votes au premier tour et surtout l’acharnement de la Toile à propos de sa vie privée mouvementée (alcool, soupçons d’usage de drogues…) l’ex président de la Chambre des Députés et gouverneur du Minas Gerais, lancé dans la course à la présidence de la République par l’ancien président Cardoso, pourrait bien avoir du mal à défendre son programme (que nous présenterons en détail dans un prochain post).

L’autre principal rival de Dilma Rousseff est Eduardo Campos du Parti Socialiste Brésilien (PSB). Ancien député fédéral du Pernambouc, ce natif de Recife est l’actuel gouverneur de cet état du Nordeste. Elu à ce poste en 2006, il est reconduit en 2010 avec le score impressionnant de 82,84% des suffrages. Les raisons de ce succès écrasant se trouvent dans les efforts consentis par son gouvernement dans les domaines des transports, des infrastructures, de la santé, de l’éducation et la création de 560 000 emplois sur le territoire pernambucano depuis son arrivée au pouvoir. Sa popularité s’est renforcée avec son action pour la transparence de la vie politique en étant l’un des premiers à publier les finances de l’Etat. Soutenu pendant longtemps par Lula, puis par Dilma, Eduardo Campos peut compter avec l’appui d’une ancienne ministre du gouvernement PT : l’ex-ministre de l’écologie Marina Silva, arrivée troisième de l’élection présidentielle de 2010 et désormais potentielle vice d’Eduardo Campos.


Une élection à trois têtes ou presque

Au-delà de ces trois candidatures, les autres prétendants à la présidence de la République brésilienne ne semble pas attirer l’attention des électeurs. Luciana Genro du PSOL (ext. gauche) et Eduardo Jorge du Partido Verde (écologiste) ne rassembleraient qu’un petit pourcent des voix* tandis que les autres candidats (Zé Maria – PSTU, Eymael – PSDC, Levy Fidelix- PRTB, Mauro Iasi-PCB et le persévérant Rui Pimenta du PCO) peinent à atteindre ce score.

Deux autres éléments sont toutefois à prendre en compte. Le premier est la candidature du pasteur Everaldo du Parti Social-Chrétien (PSC). Ne récoltant que 3% des intentions de vote, le prêcheur de l’Assemblée de Dieu, l’une des principales églises évangéliques du pays, pourrait créer la surprise en s’appuyant sur l’essor du parti dans différents états brésiliens et même au niveau national. En 2010 sa formation envoyait par exemple 17 de ses membres à la Chambre des Députés. Parmi eux, le très médiatique Marco Feliciano.

Le second élément sera le nombre de votes nuls ou blancs enregistré lors du scrutin. Selon la dernière enquête en date*, ceux-ci s’élèveraient à 13% des votes. Si ces prévisions se vérifient en octobre, elles constitueraient une hausse considérable par rapport aux élections précédentes (en 2010 ils ne représentaient qu’à peine 7% des suffrages). Dans ce pays où le vote est obligatoire, ce choix électoral pourrait bien être la conséquence des différentes vagues de contestations que connait le Brésil depuis plusieurs mois.


*Au premier tour selon l’enquête Ibope du 7/08/2014 déjà mentionnée.  

Gauthier Berthélémy

mercredi 2 avril 2014

Após a derrota local, mudança nacional

Após uma severa derrota nas eleições locais domingo passado, a esquerda francesa e o governo estão novamente perturbados pela demissão do Premiê Jean-Marc Ayrault e a nomeação de Manuel Valls, socialista às faces variadas, no cargo. 

Manuel Valls, novo Premiê da França. Foto: Internet
 
Segunda-feira 31 de abril, 20h. A notícia ja é conhecida há algumas horas, mas François Hollande, presidente da França, anuncia na TV pública a demissão de Jean-Marc Ayrault após 18 meses de trabalho no Hotel de Matignon, residência do Primeiro Ministro francês. O discurso presidencial quer ser voluntário. Três eixos são privilegiados: justiça fiscal, baixando as taxas e impostos das empresas no âmbito do discutido “pacto de responsabilidade”; justiça social, reduzindo as taxas e impostos dos particulares, com a criação de “pacto de solidariedade” ; e, em toda lógica, a recuperação das finanças públicas, ou seja a redução das despesas públicas. Para atingir essas tarefas, o Presidente prometeu a formação de um novo governo de “combate” liderado por um novo Premiê : Manuel Valls. 
 
O discurso presidencial mais uma vez não seduziu, pois segundo pesquisas, cerca de 75% dos franceses questionados não acharam boa a declaração de François Hollande. Apesar desta nova confirmação da pouca popularidade do Chefe do Estado francês, a chegada de Manuel Valls como chefe do governo parece trazer algumas esperanças ao povo. Em altas nas pesquisas de opinião, ele podera contar com um governo reduzido ( 16 ministros ao invés de 24) que será marcado pela ausência dos aliados ecologistas apesar dos bons resultados do Partido Verde nas eleições locais. 

 
Mas afinal quem é o Manuel Valls? 
 
O novo locador do Hotel de Matignon no centro parisiense era o Ministro do Interior no governo precedente. Encarregado da segurança interna, da polícia, da administração do território e da imigração, Manuel Valls sempre representou a cara “dura” da esquerda francesa. A favor do casamento gay, ele é contra a “gravidez para outros” . Contra a entrada da Turquia na União Européia, ele permaneceu severo na questão da imigração quando parte dos eleitores esquerdistas esperavam um relaxamento depois do período Sarkozy. 
 
Exemplo mais notável : o caso Leonarda, menina do Kosovo de origem roma expulsa enquanto participava de uma excursão escolar. Apesar do escândalo, Manuel Valls confirmou a expulsão e na questão dos Romas simplesmente declarou que esta população tem “vocação de ficar na Romênia ou na Bulgária”, países de origem da maioria deles. 
 
Manuel Valls representa de fato o lado direito da esquerda francesa. Uma afirmação que se justifica nas declarações, opiniões e orientações ideológicas e econômicas do novo Premiê que muitos comparam a… Nicolas Sarkozy. Até fisicamente, semelhanças podem ser encontradas. Na hora da austeridade e do rigor governamentais, esta escolha aparece lógica. 

 
Uma mudança pós-derrota

Se a nomeação de um novo governo desse talvez possa satisfazer uma União Européia pedindo mais rigor fiscal à França, ela deixa sem nenhuma dúvida o povo de esquerda meio perplexo. Perplexidade e impaciência na chegada de verdadeiras medidas sociais prometidas em 2012 por François Hollande que os eleitores demostraram semana passada nas eleições locais. Isso se concretizou por uma verdadeira derrota do Partido Socialista que perdeu cerca de 150 prefeituras à favor da UMP (Sarkozy) e também da extrema direita que ganhou umas 10 cidades de mais de 10 000 habitantes. 

A esquerda do Partido Socialista também se preocupa da chegada de Manuel Valls em Matignon varios membros achando que a saida dos ecologistas e as criticas de varios parlementares dos diversos partidos da esquerda francesa possa enfraquecer ainda mais o executivo e o partido nas proximas eleições. 


Por: Gauthier Berthélémy 

vendredi 5 octobre 2012

Week-end électoral au Brésil

Ce week end, les brésiliens choisiront leurs maires et conseillers municipaux (photo: internet)



Le 7 octobre, les électeurs brésiliens devront se rendre aux urnes pour élire leurs maires et conseillers municipaux. La toute jeune démocratie, née de la chute de la dictature militaire à la fin des années 80, s'apprête à vivre une nouvelle élection municipale entre nouveautés et vieux démons.

Depuis plus d'un mois, façades, voitures voire même bicyclettes se sont transformées en supports de propagande politique. Les enceintes, installées sur les toits des véhicules, hurlent slogans et musiques partisanes, reprenant parfois les tubes du moment. Et toujours le même refrain. Celui des codes correspondant aux candidats aux différents postes à pourvoir lors du prochain scrutin que les électeurs sont invités à taper sur les claviers des urnes électroniques maintenant équipées de la technologie biométrique.

Cette année, ils se disputent les sièges de maires et de « vereadores », sorte de députés municipaux. Les places sont réduites mais les prétendants foisonnent. Rien qu'à São Cristovão, dans l'intérieur de Sergipe, près de 280 candidats se sont présentés pour occuper les quelques 15 sièges de vereadores disponibles. A Aracaju, la capitale, ils sont 428 pour 24 places. Certains donnent même le sourire. Les lecteurs de la presse française ont d'ailleurs pu faire la connaissance des fantasques candidats d'Aracaju. En effet, dans la capitule nordestina, une lutte ardue et fratricide entre Batman et Robin fait rage pendant que Ben Laden remonte à la surface pour nous parler de la corruption.

« Ils vous prennent pour des clowns, alors élisez-en un comme vereador » répète l'ubuesque candidat Soneca pendant l'horaire électoral. Pour ces candidats, il s'agit surtout de ridiculiser le monde politique qu'ils considèrent superficiel et déconnecté des attentes des électeurs. Mais il existe une autre explication. Au Brésil, quelque soit le candidat, les votes qu'il recevra seront comptabilisés en faveur du parti auquel il est affilié. Le nombre de votes valides est divisé par le nombre de places disponibles à la chambre des vereadores, donnant le quotient électoral. Le nombre de voix récolté par le parti est alors divisé par ce quotient donnant ainsi le nombre de places attribuées à la formation politique.

En d'autres termes, les hurluberlus politiques d'Aracaju et autres, surfant sur la vague du clown le mieux élu du Brésil en 2010, Tiririca, ne sont en réalité que des « attrape-votes ». Leur popularité et leur apparence contestataire attirent les votes des électeurs et gonflent ainsi les quotients électoraux des partis en lice. Nul besoin de présenter des idées, un bouffon suffit. Et parfois à grand frais puisque grâce à ce système certains candidats liés à la corruption et autres crimes politiques parviennent à retrouver leurs fonctions sans que la population s'en aperçoive.

Un phénomène qui pourrait mettre à mal l'une des nouveautés du scrutin. Les électeurs peuvent désormais consulter sur internet la « fiche d'identité » politique des différents candidats. CV, état civil, patrimoine, antécédents judiciaires, presque toute la vie du concurrent y est présentée. C'est le principe de la « Ficha limpa » (fiche propre) que la Justice électorale brésilienne tente d'insuffler chez les électeurs. A coup d'affiche et de spots TV, l'administration cherche à faire disparaître le péril qui rôde autour de la toute récente démocratie : la corruption. Dans un pays où le vote est obligatoire et l'arrangement à l'amiable une coutume, il n'est pas rare de voir un candidat promettre aux personnes peu concernées ou peu informées des emplois ou autres avantages en nature ou monnaie sonnante et trébuchante en contrepartie de leurs votes. Et c'est à cette mauvaise habitude que le gouvernement a déclaré la guerre en donnant aux électeurs les moyens de savoir pour qui ils peuvent être amenés à voter.

Les mairies sont disputées

Les grandes villes du pays sont les théâtres de batailles acharnées entre les différents camps politiques. Dans un contexte judiciaire riche en événements dus aux procès pour corruption (Cachoeira et Mensalão) et quelques mois après les démissions ministérielles et les manifestations réclamant « un coup de balai dans l'administration » les débats se concentrent sur la notion du vote propre.

Le parfait contre-exemple vient d'où on l'attendait le moins, de l'ancien président Lula. Soucieux d'assurer le maximum de voix pour la mairie de São Paulo à son ancien ministre de l'éducation, Haddad, l'homme le plus aimé et respecté du Brésil a fait un pacte avec le diable politique : Paulo Maluf. L'ancien responsable politique est trempé dans tellement d'affaires de fraudes électorales, de corruption et de détournements de fonds qu'il possède sa propre fiche au sein du système d'Interpol. Un gros poisson. L'entente électorale a fait un flop et le candidat de Lula est bien trop loin dans les sondages pour inquiéter le rival de toujours de l'ancien métallurgiste, José Serra, lui-même en difficulté dans les enquêtes d'opinion.

A Aracaju, le maire actuel ne pouvant se représenter après ses deux mandats successifs, la bataille s'intensifie essentiellement autour du transport public et de la sécurité. D'un côté, Valadares Filho, candidat soutenu par l'administration sortante peine dans les sondages malgré une amélioration suite aux interventions télévisées de Dilma Rousseff et de Lula en sa faveur. Le député fédéral du Parti Socialiste Brésilien souffre du déficit de popularité du maire sortant mais surtout de la superpopularité de son adversaire.

Face à lui, João Alves Filho, le Negão (le grand noir), comme il est surnommé par la population. Ancien maire de la capitale dans les années 70, indiqué par la dictature militaire qu'il a soutenu par sa participation à l'ARENA (l'ancien parti officiel de la junte), il est paradoxalement le candidat du parti démocrate. Constructeur immobilier, il a su marquer la ville de son empreinte en donnant à a propre entreprise la tâche d'édifier les grandes construction de la capitale sergipana. En tête dans les sondages, la question qui se pose à Aracaju est de savoir s'il y aura ou non un second tour.  

Gauthier BERTHELEMY

dimanche 22 avril 2012

François Hollande na frente, Nicolas Sarkozy em segundo lugar


François Hollande, do Partido Socialista, na hora de votar hoje (foto:internet)


Neste domingo 22 de abril de 2012 aconteceu na França o primeiro turno da eleição presidencial. Para vocês, aqui são as primeiras estimativas dos resultados, os dados deste turno e as primeiras reações dos candidatos.

As 20h, hora de Paris, (15h hora de Brasília) os primeiros resultados do primeiro turno forma divulgados. Sem grande surpresa os dois qualificados são François Hollande, do Partido Socialista, que recolheu 29% dos votos e o atual presidente, Nicolas Sarkozy, da União para um Movimento Popular (UMP), que ganhou a confiança de 24% dos eleitores. Eles deverão se enfrentar para um segundo turno daqui a duas semanas. O socialista apostou bem e se posiciona agora como o grande favorito, pois pode esperar atrair os apoios da maioria dos candidatos que chegaram atrás. Arnaud Montebourg, um dos braços-direitos de François Hollande afirma que o resultado do socialista é uma “verdadeira sanção contra o presidente”. Com certeza, para Nicolas Sarkozy a decepção pode ser importante frente a este segundo lugar. Enfraquecido por um balanço medíocre e a violência da crise econômica, o candidato-presidente ganhou menos votos do que as pesquisas apostavam, favorecendo a extrema-direita, e deverá convencer ainda mais os eleitores para esperar vencer.

Nicolas Sarkozy não conseguiu convencer os franceses (foto:internet) 


A verdadeira surpresa vem dos terceiro e quarto colocados desta primeira parte da corrida ao Palácio do Eliseu. Conseguindo 11,7% dos votos, Jean-Luc Mélenchon está em baixo do que as últimas pesquisas falavam. O candidato da Frente de Esquerda não chega ao terceiro lugar que ele tinha apostado, mas atinge uma percentagem recorde numa eleição presidencial. No discurso que seguiu os resultados, Jean-Luc Mélenchon anunciou que “no dia 6 de maio, vamos vencer Nicolas Sarkozy!” declarando assim seu apoio ao candidato socialista. A única a conseguir mais votos do que nas pesquisas é a candidata da Frente Nacional, Marine Le Pen. A representante da extrema-direita atinge 20,1% dos votos e se posiciona como ‘o terceiro homem’ da eleição. Esta posição confere a Marine Le Pen a possibilidade de ser o ‘juiz’ do segundo turno e pode permitir à direita representada por Nicolas Sarkozy de acreditar ainda numa vitória.

Surpresa deste primeiro turno: o resultado da Marine Le Pen soa como uma vitoria para a extrema direita (foto:intenet)


Os outros candidatos tiveram resultados menores. François Bayrou, candidato do MoDem (centro) não conseguiu o mesmo recorde do que em 2007 e atinge 8,5%. Os verdes e Eva Joly caiem a 2,5% dos votos sofrendo da total ausência da questão ecológica durante toda a campanha. Nicolas Dupont-Aignan, de Debout la République, conseguiu 1,8 %. Os dois candidatos da extrema-esquerda, Nicolas Poutou do Novo Partido Anticapitalista e Nathalie Arthaud de Luta Operaria, ganharam respetivamente 1,2% e 0,7% dos votos. Finalmente, Jacques Cheminade, de Solidarité e Progrès, conseguiu 0,2%.

A participação dos eleitores diminuiu em relação a 2007. Há 5 anos ela tinha atingido 83,5% e este ano 79,9% dos franceses, não obrigados a votar, participaram.  

Gauthier Berthélémy

dimanche 25 mars 2012

Política: Segurança como tema principal da campanha


A semana que acabou de passar na França não teve nada de normal. A sociedade toda ficou de olho na procura do assassinato dos militares e das crianças judias em Toulouse, no sul da França, e na operação do RAID (tropas de choque) para prendê-lo. As imagens da intervenção policial percorreram o mundo inteiro, como as da união nacional, simbolizada pela reunião dos candidatos à Presidência em Toulouse.

A União Nacional durou uma semana. Foto: Internet

Uma pausa na campanha eleitoral aceitada por todos. É verdade que pareceria inconveniente falar brigas políticas num contexto tão terrível. Os crimes de Mohamed Mehra, o jovem que matou três militares em Montauban e três crianças e um professor na frente de uma escola judia em Toulouse, provocaram uma emoção tão grande na sociedade francesa que os candidatos decidiram deixar de lado a campanha para mostrar ao povo que eles também podiam estar atingidos pela violência destes atos.

Mas, mesmo se Mohamed Mehra foi morto pelas forças especiais da Polícia Nacional, ele deixa na sociedade e na vida política francesa um assunto importante: a questão da segurança. Pois, foi o assunto mais discutido pelos candidatos à Presidência nesses últimos dias. Marine Le Pen, candidata da Frente Nacional, foi a primeira, relembrando seus assuntos favoritos que são insegurança e imigração. Segundo ela, os dois são ligados e qualificou o Mehra de ‘muçulmano de origem magrebina’ sem nunca dizer que ele era de nacionalidade francesa. Esta situação (um jovem de origem argelina, muçulmano e que teria agido segundo os princípios da guerra santa, matando servidores do Estado e crianças) poderia ser favorável para a extrema-direita que já está aproveitando da simpatia de numerosos eleitores. Mas segundo as últimas pesquisas, Marine Le Pen perderia o terceiro lugar no primeiro turno e o deixaria ao Jean-Luc Mélanchon, candidato da Frente de Esquerda.  
Mohamed Mehra o atirador de Toulouse. Foto: Internet

Então, este acontecimento pode beneficiar ao Nicolas Sarkozy? Derrotado até pelo Dr. House que tem uma audiência maior do que ele quando fala na TV, o atual Presidente francês poderia aproveitar desta tragédia para melhorar a sua imagem. Pois é, a partir de segunda-feira, ele voltou a se apresentar como o Presidente e não mais como o candidato. Segundo as pesquisas, a sua popularidade está crescendo e as intenções de votos no primeiro turno também. Sobretudo graças a este tema da segurança no qual o ocupante do Palácio do Elysée é creditado da maior credibilidade. Uma credibilidade que o candidato socialista François Hollande afirma querer recuperar em margem do discurso de Ajaccio deste sábado.

A missão não será fácil. Em Rueil-Malmaison, Nicolas Sarkozy atacou o socialista afirmando que nunca votou nenhuma lei anti-terrorista nos últimos 5 anos e anunciou a votação de novas leis para reforçar as que já existem. Uma declaração que François Hollande não esqueceu de comentar em Ajaccio criticando o balanço do atual presidente: ‘A República deve assegurar o direito de todos à segurança e garanti-lo constantemente. Temos de aplicar a lei. Não inventar uma em cada momento e em cada circunstância’, declarou o candidato socialista antes de completar que ‘não era uma campanha que ia apagar um mandato ruim’. Uma impressão que se verifica nas pesquisas, pois, apesar da melhora do Sarkozy, ele ficaria derrotado no segundo turno, de qualquer jeito. 

Gauthier Berthélémy

jeudi 2 février 2012

Política: Uma eleição sem a extrema direita?

Neste ano eleitoral, na França, os candidatos se lançaram na corrida à Presidência. Se quase todos os candidatos já são conhecidos, não são todos que têm a certeza de poder concorrer. 

Com efeito, para entrar na competição eleitoral, a regra impõe aos supostos candidatos obter o apoio de pelo menos 500 prefeitos. E a partir desta eleição, as listas de apoios recolhidos pelos partidos, antigamente secretas, serão públicas. Mudança que não agrada a todos os candidatos. 

Marine Le Pen candidata da Frente Nacional. Imagem: Internet


Entre eles, a candidata do partido de extrema-direita Front National (Frente Nacional), Marine Le Pen, que tínhamos apresentado numa matéria (aqui). A 12 semanas do primeiro turno, a filha do líder histórico da direita radical francesa, Jean-Marie Le Pen, poderia não ter conseguido ainda as 500 assinaturas lhe permitindo atingir o estatuto de 'candidata confirmada'. Ela teria atualmente 340 apoios oficiais e o depósito das assinaturas será encerrado dia 16 de março. Essa dificuldade não é nova para o partido nacionalista que já tinha problemas para conseguir todos os apoios necessários. 

A origem deste problema, é a hesitação dos prefeitos franceses a dar os seus apoios à extrema-direita. Para superar este obstáculo, Marine Le Pen pensa que as listas de apoios devem ser anônimas e não publicadas. Segundo o partido, os prefeitos franceses receberiam ameaças e sofreriam pressões para não assinar a favor da Frente Nacional.  De fato, Marine Le Pen decidiu recorrer às autoridades supremas da França para tentar conseguir o anonimato das famosas listas. E o Conseil d'Etat, cujo cargo é de aconselhar o governo, decidiu transferir esta reclamação ao Conseil Constitutionnel (Conselho Constitucional), que verifica a constitucionalidade das decisões governamentais. 

A instituição tem 3 meses para publicar a sua decisão, mas já prometeu que publicará ao máximo dia 22 de fevereiro para não comprometer o resultado da eleição presidencial. Uma primeira vitória para Marine Le Pen e a Frente Nacional que pode esperar resolver o obstáculo do recolhimento dos apoios necessários. Uma luta apoiada por vários partidos e até a extrema-esquerda que estima que um partido como a Frente Nacional, que tem candidatos eleitos locais e regionais, tem de ser representado na eleição presidencial. Até agora, só o candidato do Partido Socialista, François Hollande, declarou ser contra toda modificação das regras eleitorais. 

Essa dificuldade encontrada pela Frente Nacional se explica também pela reputação do partido na vida política francesa. Isto é, o partido da Frente Nacional já foi condenado por ter tido um discurso racista, xenófobo e até antissemita. De fato, ele aparece como um partido perigoso, ou seja, antidemocrático na paisagem política francesa. Por exemplo, em 2002, Jean-Marie Le Pen conseguiu atingir o segundo turno da eleição presidencial, eliminando o candidato socialista da época, Lionel Jospin. O sucesso da Frente Nacional nas urnas tinha provocado uma onda de indignação e de protestação na maioria da população e os eleitores tinham decidido se mobilizar elegendo o Jacques Chirac com mais de 80% dos votos válidos. 



Gauthier Berthélémy

jeudi 12 janvier 2012

2012, ano presidencial

Em abril de 2012, os franceses votam para escolher o 24° presidente da República francesa

O ano 2012 será muito importante para a vida política francesa. Em abril, os eleitores franceses irão às urnas para escolher o 24º presidente da República ou permitir ao atual, Nicolas Sarkozy, permanecer para mais cinco anos na função suprema. Então, quais são os diferentes candidatos à Presidência?

Numerosas são as candidaturas propostas aos eleitores. Mas o sistema eleitoral francês obriga os homens e mulheres políticos, até os simples cidadãos, a respeitar algumas condições para competir na corrida eleitoral. Uma delas é de conseguir o apoio de 500 prefeitos de cidades francesas. Essas promessas de apoio são anexadas em listas que devem ser entregues antes do dia 16 de março.

De fato, não são todos os candidatos aqui apresentados  têm ainda os 500 apoios dos prefeitos franceses. Mas, neste momento os pretendentes principais para o cargo de presidente da República são :

Nicolas Sarkozy. O atual presidente, de direita, francês ainda não oficializou a sua candidatura, mas ninguém acredita hoje que ele não irá anunciá-la nos dias que vêm. Ele sofre de uma carência de simpatia da população. Em novembro de 2011, uma pesquisa apontava que Nicolas Sarkozy só tinha 27% de opinião favorável. Os erros e as reformas mal vistas pelo povo explicam essa falta de confiança dos franceses na pessoa e no balanço do presidente. Mas, o papel de Sarkozy no plano internacional e na procura de soluções à crise econômica poderia lhe permitir ser ainda um sério concorrente nesta eleição.
Nicolas Sarkozy, atual presidente da França

François Hollande. O antigo presidente do Parti Socialiste e atual presidente do departamento da Corrèze, no centro-oeste da França, foi escolhido como candidato pelos eleitores franceses de esquerda num processo inédito na França. Com efeito, o PS decidiu escolher o seu candidato por um sistema de ‘voto preliminar’ aberto a todos, no modelo do que se faz nos EUA.  Beneficiando da saída de Dominique Strauss-Kahn depois do escândalo do Sofitel de Nova Iorque, François Hollande conseguiu apresentar-se como a alternativa à direita. Mesmo se seu programa eleitoral não foi ainda divulgado, ele tem o apoio de 57% dos franceses que declaram querer votar nele se o segundo turno fosse hoje.

Marine Le Pen. O provavél ‘terceiro homem’ da eleição seria, segundo as pesquisas, a presidente do Front National, o principal partido da extrema direita francesa. Com efeito, no dia 7 de Janeiro, 17% dos eleitores poderiam votar nela em abril. Em 2009, ela se tornou a chefe do FN sucedindo a seu proprio pai, Jean-Marie Le Pen. Seu programa mistura promessas sociais e uma defesa dos intereses nacionais como a regulação estrita da imigração. Neste contexto de crise, o discurso da ‘preferência nacional’ e da defesa dos trabalhadores seduz as classes populares e influencia os programas dos outros partidos.

François Bayrou. Presidente do Modem, Movimento democrata, ele é o principal representante do ‘centro’. O antigo ministro da Educação quer trazer uma terceira via entre o Partido Socialista e a UMP, União para um Movimento Popular, de Nicolas Sarkozy. Na eleição de 2007, François Bayrou conseguiu o terceiro lugar, se posicionando como o árbitro do segundo turno. Hoje, ele ficaria no quarto lugar com 11% dos votos.

Jean-Luc Mélenchon. Antigo membro do Partido Socialista, ele saiu dele depois de vários confrontos com os dirigentes da formação de François Hollande, como por exemplo, sobre a construção da União Europeia. Hoje, ele é lider do Partido de Esquerda, formação à esquerda do PS.  Em 2012, ele será o candidato  da Frente de Esquerda juntando numa única formação política o Partido de Esquerda, o Partido Comunista francês, a Esquerda Unitária ou ainda Républica e Socialismo. Famoso graças a suas brigas com jornalistas e a sua proximidade com os maiores movimentos sociais desses últimos anos, ele ficaria no quinto lugar com 8% dos votos.

Eva Joly. Nascida na Noruega, mas hoje francesa, a antiga juíza é a candidata do partido ecologista Europa Ecológica- Os Verdes. A sua campanha se caracteriza por formas inéditas de comunicação (vídeo). Mas também por polêmicas como a sua proposta de substituir o desfile militar do 14 de julho por um ‘desfile cidadão’ celebrando a felicidade de ser francês. Também, a sua candidatura foi criticada por vários políticos e até celebridades que não admitem que uma estrangeira com sotaque possa ser candidata. Eva Joly, que foi a porta-voz do movimento contra a barragem hidroelétrica de Belo Monte na França, poderia receber os votos de 4% dos eleitores franceses.
Clipe de campanha de Eva Joly :  'Eva Joly? Nicolas Sarkozy? (o gato pula) A reeleição dele te dá medo? Vote!'


Os outros candidatos à Presidência da República recebem entre 4% e 0% dos votos nas últimas pesquisas. O peso político e midiático desses candidatos é fraco e podemos imaginar que eles se juntarão a um dos dois candidatos que ficará no segundo turno.

A direita, podemos encontrar Dominique de Villepin (República Solidária), Christine Boutin (Partido Cristão-democrata), Nicolas Dupont-Aignan (De pé a República!) e Frédéric Nihous (Caça, pesca, natureza e tradições). A extrema direita, Carl Lang (União da direita nacional). Ao centro, Hervé Morin (Novo Centro). À esquerda, Jean-Pierre Chevénement (Movimento Republicano cidadao). A extrema esquerda, Nathalie Arthaud (luta operaria),  Philippe Poutou (Novo Partido Anticapitalista) e do lado ecologista, achamos Corinne Lepage (Cap 21).

Além destas candidaturas de homens políticos, os eleitores poderão talvez votar em cidadãos desconhecidos ou até para Eric Cantona, antigo craque do Manchester United. Mas, eles têm poucas chances de reunir o número de apoios suficiente para participar.

(Todas as porcentagens evocadas nesta matéria são os da pesquisa realizada por BVA-Le Parisien, publicada no dia 7 de Janeiro de 2012).

Gauthier Berthélémy

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