jeudi 5 janvier 2012

L’année contrastée de Dilma Rousseff


Dilma Rousseff lors de son discours inaugural, le 1er janvier 2011 (Reuters)

En novembre 2010, les Brésiliens ont investi les urnes pour désigner un successeur à Luiz Inacio da Silva et ont choisi comme 36e Président de la République Dilma Rousseff, portant pour la première fois une femme au pouvoir. Après tout juste un an de mandat, bilan entre ruptures et continuités, popularité et difficultés.

Bénéficiant de l’incroyable popularité du Président sortant, qui disposait dans les sondages de près de 80% d’opinion favorable, l’ancienne chef de la Casa Civil est parvenue à se hisser à la plus haute fonction de l’Etat. On aurait pu penser que la nouvelle locataire du Planalto imiterait Lula. Toutefois, si Dilma Rousseff a maintenu le cap fixé par l’administration sortante sur certaines questions, notamment économiques, elle a su imposer son style de gouvernance et se dégager des positions auparavant défendues par l’administration sortante.

Après le second tour des élections présidentielles brésiliennes, Dilma Rousseff a commencé à préparer son investiture officielle en composant l’ossature de son gouvernement. Une démarche qui lui a permis de fixer l’orientation à donner aux premiers mois de son mandat. Son discours inaugural du 1er janvier 2011, date de la passation de pouvoir, rappelant le contexte de crise s’est concentré sur la réforme fiscale et la poursuite du combat contre l’inflation. C’est contre cette dernière que la Présidente est partie en guerre dès les premières semaines de son mandat.

Pour cela, elle nomme Alexandre Tombini à la tête de la Banque Centrale, retirant le poste à Henrique Meirelles qui l’a occupé pendant huit ans. Dans l’esprit, l’action de l’institution financière brésilienne suit les pas de celle menée par l’administration Lula. Mais les résultats ne sont pas les mêmes. Car, dès le mois d’avril, l’inflation s’est envolée atteignant 6,51%, soit le taux le plus élevé depuis juin 2005, et provoquant une hausse des prix des produits d’alimentation et des combustibles, deux secteurs fondamentaux du budget des ménages. Et ce malgré la fixation d’un taux d’intérêt élevé (12%) pour contenir l’offre de crédit et diminuer l’importante demande en biens et services. Avec cette augmentation, le Brésil possède l’un des taux d’intérêts réels les plus élevés du monde.

Ces mesures n’ont pas freiné l’évolution du PIB brésilien qui, selon l’Institut Brésilien de Géographie et de Statistique (IBGE) a eu une croissance de 1,3% au premier trimestre et de 0,8% au second. Ces chiffres permettent aujourd’hui à l’économie brésilienne de croitre plus que celles des pays européens et de rester équivalente à celles des BRICS. Face aux récentes déclarations de la directrice du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, sur l’imminence d’une récession économique globale, Guido Mantega, Ministre de l’Economie, estime que « la situation est préoccupante » mais  que « le Brésil est préparé pour résister ».  La bonne santé économique du Brésil, retrouvée sous la Présidence Lula, tend à se poursuivre malgré un retour en force du « dragon inflationniste ».

Un monstre terrifiant obligeant le gouvernement Rousseff à procéder à de grandes coupes budgétaires. Les premiers portefeuilles touchés sont ceux destinés à la mise en place de mesures sociales comme le programme Minha Casa, Minha Vida (Ma maison, ma vie) chargé d’offrir des logements sociaux aux plus démunis. En février, Guido Mantega  a annoncé une économie de cinquante milliards de reais (environ 22 milliards d’euros) en limitant les mesures sociales.  En septembre, il a demandé à la majorité au Congrès de ne pas voter certaines mesures pour réduire les dépenses de l’Etat et contenir l’inflation. Cependant, Dilma Rousseff a annoncé en février la revalorisation du salaire minimum le faisant passer de 510 à 540 reais (environ 235 euros). Plus récemment, elle a fait entendre durant une interview pour la chaine Record qu’il pourrait être augmenté de 14% en 2012.

Dilma Rousseff s’affirme à l’international

Sur le plan international, on peut constater une certaine continuité des axes fixés par la Présidence Lula. Parmi les personnalités qui incarnent la politique étrangère de Dilma Rousseff, la nomination d’Antonio Patriota au poste de Ministre des Relations Etrangères sonne comme un maintien de cap. Durant les deux mandats de Lula, il a été le Secrétaire Générale des Relations Etrangères et ambassadeur du Brésil à Washington.

Le maintien de certains noms de l’ancien gouvernement à des postes importants pour le scénario international du Brésil, comme le Ministre des Sports ou de l’Economie, permet une continuité de la politique étrangère brésilienne et aide à promouvoir la stabilité dans certains secteurs primordiaux de la politique étrangère pour les années à venir. L’organisation en 2014 de la Coupe du Monde FIFA de football et en 2016 des Jeux Olympiques de Rio de Janeiro ont déterminé le maintien de ces personnalités.

La continuité passe aussi par le renforcement d’une coopération « sud-sud » menée par le Brésil dans le cadre des négociations sur la libéralisation du commerce international à travers les Cycles de Doha, du G-20 ou des relations commerciales et politiques avec les membres du MERCOSUL. Aux Nations Unies, le Brésil a assumé en février la présidence rotative du Conseil de Sécurité marquée par le vote unanime de la résolution 1970 demandant l’arrêt de la répression par le régime de Kadhafi en Lybie. Il s’est cependant abstenu lors du vote sur l’envoi de troupes armées pour régler la question libyenne.  Au sein de l’institution internationale, la délégation brésilienne continue à militer pour une réforme du Conseil de Sécurité, tout comme pour celle du FMI ou de la Banque Mondiale.

A la différence de l’administration précédente, le gouvernement Rousseff a cessé de s’abstenir sur les questions de violation des Droits de l’Homme et sur le vote de sanctions envers les pays contrevenants. A l’inverse de Lula, qui avait tenté un rapprochement et un dialogue avec les autorités iraniennes, Dilma Rousseff a fermement condamné la violente répression des mouvements de contestation en Iran et a affirmé son refus de collaborer avec les pays dans lesquels les libertés fondamentales sont bafouées.

Dilma Rousseff et Barack Obama réunis lors de la visite du président américain au Palacio do Alvorado à Brasilia  en mars 2011 (AP) 

Dans le domaine des relations commerciales, la visite, en mars, de Barack Obama s’est conclue par une nouvelle coopération dans les secteurs de l’éducation, du transport et du développement technologique. A cette occasion, Dilma Rousseff s’est montrée ferme en dénonçant l’asymétrie des relations entre les deux pays à cause du protectionnisme américain envers les produits brésiliens. En mai, la Présidente s’est rendue en Chine et a obtenu la signature d’une vingtaine d’accords commerciaux. Parmi eux, la commande par les Chinois d’avions Embraer et l’installation de chaines de montages sur le territoire de l’Empire du Milieu. De plus, les deux pays sont parvenus à un accord dans le domaine des télécommunications avec la compagnie chinoise Huawei qui devrait investir 350 millions de dollars pour l’installation de lignes ADSL sur le territoire brésilien.

Un gouvernement contesté, une Présidente approuvée  

Cependant, Dilma Rousseff doit faire face à une situation domestique compliquée avec un gouvernement faisant l’objet de nombreuses controverses aux conséquences parfois désastreuses.

Depuis le mois d’avril, l’équipe de la Présidente est décimée par les démissions à cause de suspicions  de corruption et de détournements de fonds publics. Tel est le cas du chef de la Casa Civil Antonio Palocci, ancien bras-droit de Lula, soupçonné d’avoir enrichi son patrimoine de façon irrégulière, du Ministre des Transports qui aurait surfacturé certains chantiers publics, du Ministre du Tourisme ou encore du Ministre de l’Agriculture, Wagner Rossi. En tout, sept ministres ont dû démissionner suite aux révélations de la presse. Même le Vice-Président, Michel Temer, a été soupçonné d’avoir perçu des pots-de-vin, mais les accusations sont restées sans preuves.

Face à cette hécatombe, Dilma Rousseff a remplacé les ministres démissionnaires et a dû affronter la colère de la population. En septembre, un mouvement de protestation contre la corruption s’est propagé dans certaines grandes villes du pays comme Rio de Janeiro ou Brasilia. Demandant « un coup de balais » dans la classe politique, les Brésiliens ont investi la Toile pour réclamer la « fin du vol et de l’impunité ».

Des balais "pour débarrasser le Brésil de la corruption" sur la plage de Copacabana (Reuters) 

Mais, malgré la gronde des citoyens à l’encontre du gouvernement et du Congrès, les dernières enquêtes réalisées montrent une Dilma Rousseff populaire et une opinion publique largement favorable à l’action de la Présidente. Selon un sondage de l’institut Ibope paru fin octobre, elle bénéficierait de l’approbation de 71% de l’électorat brésilien. Si les inquiétudes sont fortes, les enquêtes montrent que les électeurs ont confiance en Dilma Rousseff et son gouvernement considérés comme efficaces. A tel point qu’elle dépasserait largement Lula dans le cœur des Brésiliens, seulement un an après son élection. Mais les différents chantiers qui se présentent face à son administration comme la corruption, le retard pris dans l’organisation de la Coupe du Monde FIFA de 2014 ou encore la crise économique et financière peuvent tout aussi bien faire pencher la balance de l’opinion.

Gauthier  Berthélémy

Dans un prochain article, nous reviendrons sur les orientations du gouvernement de Dilma Rousseff pour l'année 2012. 

mercredi 4 janvier 2012

França e Turquia, uma relação cada vez mais tensa


Nicolas Sarkozy e Recep Tayyip Erdogan em abril de 2011 em Paris (Stéphane Lemouton)

Dia 22 de dezembro, a câmara dos deputados franceses votou à quase unanimidade um projeto de lei condenando a negação ou a contestação do genocídio armênio, não reconhecido pela Turquia, num ambiente tenso. Pois, este voto provocou imediatamente uma reação violenta das autoridades turcas que ameaçaram a França de vingança econômica, diplomática e cultural. O texto de lei deve ser ainda aprovado pelo Senado no final do mês e a intimidação entre os dois países acentua-se.

Desde 2001, a França reconhece dois genocídios. O primeiro, a Shoah, organizada pelos nazistas, provocou a morte de milhões de judeus durante os anos da Segunda Guerra mundial. O segundo é o genocídio armênio, cometido pelo Império Otomano, antigo regime turco, em 1915, no qual morreram entre 500 mil, segundo Ankara que reconhece essas mortes, mas recusa a caracterização genocida dos massacres, e 1,5 milhões Armênios, segundo os pesquisadores. Mas, até agora, só a negação do primeiro era punida pela lei.

De fato, a deputada Valérie Boyer, da UMP (União para um Movimento Popular, partido de direita do atual presidente Nicolas Sarkozy), elaborou e submeteu um projeto de lei para permitir a penalização da negação do genocídio armênio. Se o texto passar no Senado, cada pessoa por em questão a existência do genocídio armênio arriscará um ano de prisão e uma multa 45 000 euros. Se a classe politica francesa concorda à quase unanimidade com este projeto legislativo, o governo e a sociedade turcos não vêm a proposta do mesmo olhar. 

A 'Assemblée Nationale' (câmara dos deputados franceses) votou a lei condenando a negação do genocidio armênio

Com efeito, Recep Tayyip Erdogan, Primeiro ministro turco, avisou a França de possíveis sanções econômicas, diplomáticas e culturais se o texto for aprovado pelas duas câmaras legislativas francesas. O embaixador turco em Paris, Tashin Burcuoglu, já voltou em Ankara para receber as ordens do seu governo e está atualmente na capital francesa para tentar convencer os senadores franceses de não ratificar esta lei. Atualmente, seu homologo francês é persona non grata no território turco.  


Segundo o governo turco, a proposta da direita francesa só tem como objetivo conseguir os votos da comunidade armênia na França, cujo número deve atingir quase 500 mil pessoas no território nacional. Com efeito, durante a campanha eleitoral à Presidência em 2007, Nicolas Sarkozy tinha feito da penalização da negação do genocídio armênio e da recusa da entrada da Turquia na União Europeia algumas das suas propostas mais fortes. Além disso, deve ser lembrado que a maioria dos Armênios da França permanece na região de Marselha, região da deputada que criou a lei.

O governo turco afirmou também não ter ordens a receber de um país como a França, evocando a repressão dos movimentos de independência na Argélia, antiga colônia francesa, entre os anos 1940 e 1960. Erdogan até falou de “genocídio” para qualificar a ação das forças armadas francesas na Argélia e indicou o nome do pai de Nicolas Sarkozy, militar nesta antiga região francesa nos anos da Segunda Guerra mundial, que, segundo o Primeiro ministro turco, “deve ter um monte de coisas a explicar a seu filho sobre os massacres cometidos pelos Franceses na Argelia”. Ele fez também a proposta de investigar em todas as antigas colônias francesas na África sobre a repressão ordenada pelo Hexágono contra as populações então sob dominação francesa.


Manifestação da comunidade turca contra a lei na frente da Assembleia Nacional em Paris (AFP/Martin Bureau)
  

Apos a adoção da lei pelos deputados franceses, Erdogan anunciou uma primeira série de sanções contra a França. Por exemplo, as visitas bilaterais serão suspendidas, o Fórum comercial franco-turco previsto em janeiro foi cancelado e os aviões militares franceses deverão agora pedir autorização para voar em cima do solo turco. O primeiro ministro turco avisou também que outras medidas serão aplicadas se o voto do Senado francês for favorável à lei contestada por Ankara.

Mas as sanções não só têm origem governamental. Com efeito, a sociedade turca também decidiu castigar a França. Restaurantes estão recusando o uso de produtos franceses e associações colam cartazes chamando ao boicote deles. Até o prefeito da capital Ankara cancelou a compra de mais de cem carros elétricos da marca Renault e o chefe da polícia nacional turca decidiu quebrar o contrato de equipamento concluído há alguns anos com a marca Peugeot. 

E, sem dúvida, estas iniciativas individuais poderiam ter mais impacto sobre a economia e a política francesa do que as medidas governamentais. Hoje em dia, o comércio entre os dois países gera mais de 12 bilhões euros e mil empresas francesas têm instalações na Turquia. 

Gauthier Berthélémy

lundi 2 janvier 2012

Cinéma: Les meilleures entrées du cinéma brésilien en 2011


L’année 2011 ne peut pas être considérée comme ayant été très prolifique pour le cinéma brésilien. Les productions nationales n’ont pas attiré les foules cette année comme elles avaient pu le faire en 2010 avec, par exemple, Tropa de Elite 2 : O inimigo agora é outro, la suite des (més)aventures du Capitaine Nascimento, flic de choc dans les brigades d’élite de la police brésilienne. Mais quelques films méritent l’attention du public. Voici une liste des meilleures entrées de l’année 2011.


Meu pais (Mon pays)


Premier long-métrage du réalisateur André Ristum. Le film a été tourné à Paulínia (São Paulo) et à Rome avec un casting composé d’acteurs brésiliens reconnus. L’histoire se confond avec celle du réalisateur qui est né et a grandi en Italie. En effet, André Ristum se retrouve dans le personnage de Marcos, interprété par Rodrigo Santoro (300). Amené à retourner au Brésil à la suite du décès de sa mère pour renouer avec ses racines, il découvre à son arrivée une famille déstructurée, son frère accro aux jeux et sa sœur internée dans un hôpital psychiatrique.

 Assalto ao Banco Central (Braquage à la Banque Centrale)


Fiction inspirée du braquage de la Banque Centrale du Brésil à Fortaleza en 2005, durant lequel plus de 160 millions de reais (soit 67 millions d’euros environ) ont été dérobés… sans aucun coup de feu ni déclenchement d’alarme. Les 36 bandits qui ont participé au "casse du siècle" brésilien ont creusé un tunnel de 84 mètres de long sous le coffre-fort et sont parvenus à transporter plus de trois tonnes de devises. Ce qui fait de ce forfait l’un des crimes les plus sophistiqués de l'histoire du pays. Certains  voient  même le film qui le relate en bonne position pour décrocher l’Oscar du meilleur film étranger en 2012.



Transeunte (Le passant)


Premier long-métrage de fiction du réalisateur Eryk Rocha contant l’histoire de Expedito, un retraité qui n’est ni plus ni moins l’un des milliers d’anonymes qui passent quotidiennement dans le centre de Rio de Janeiro. Au fil de ses pérégrinations urbaines, il rencontre une chercheuse qui interviewe d’autres parfaits inconnus dans les rues du Centre. Des réponses qu’elle reçoit, elle obtient autant d’histoires que de personnes rencontrées et on se rend compte de la richesse et de la diversité qui se cachent dans chacun des anonymes que l’on peut croiser dans la rue. Le film a reçu le Prix de la ville de Gramado au 39e festivaldu Cinéma de Gramado, dans le Rio Grande do Sul.

Uma longa viagem (Un long voyage)


Création de Lucia Murat, élu meilleur film au Festival du Cinéma de Gramado en 2011. L’histoire se passe en 1969, à une période trouble de l’histoire brésilienne. Celle de la Dictature Militaire, contre laquelle luttent trois frères et sœurs. Le benjamin est envoyé à Londres par sa propre famille pour l’empêcher d’entrer dans la lutte armée et de prendre ainsi exemple sur sa sœur, déjà investie dans la guérilla. Pendant neuf ans, ils voyagent à travers le monde et s’échangent d’innombrables lettres. Mais les destins des membres de cette fratrie s’éloignent et lorsque l’ainée devient une artiste reconnue internationalement, le benjamin multiplient dépressions et passages en hôpital psychiatrique après le décès du cadet.


Riscado (Risqué)

Même s’il a été tourné en 2010, ce film n’a été présenté au public qu’en septembre 2011. L’histoire est celle de Bianca, une actrice talentueuse mais précaire qui cherche encore la reconnaissance et la gloire. Pour subvenir à ses besoins, elle imite des divas du cinéma et distribue des tracts publicitaires. Après un casting pour une production internationale à gros budget, l’actrice décroche le premier rôle et voit enfin une chance de faire décoller sa carrière. Son histoire et son parcours personnel bouleversent le réalisateur qui décide de modifier le scénario de son film pour conter la vie de Bianca. L’actrice se met alors à incarner sa propre personne devant les caméras. Riscado a gagné les prix du meilleur réalisateur, du meilleur scénario et de la meilleure actrice au Festival de Gramado.

O Palhaço (Le clown)

Réalisé et interprété par Selton Mello, ce film conte l’histoire de Puro Sangue (Pur Sang, interprété par Paulo José) et Pangaré (Selton Mello). Père et fils, ils sont propriétaires du Cirque Esperança. La pression sur les épaules de Pangaré, le clown, est énorme, puisque c’est sur lui que repose le spectacle, figure emblématique de cet art. Epuisé, il se met à méditer sur sa condition et sa tristesse intérieure : « Je fais rire tout le monde, mais qui me fera enfin rire ? ». Le film a été le plus gros succès en billetterie de l’année 2011 avec plus d’un million d’entrées.   





Allana Andrade

dimanche 1 janvier 2012

Cinema : Um ano cinematográfico na França...

 As salas escuras francesas acolheram quase 210 milhões espectadores em 2011 


A França é vista por muitos como o país do cinema. Nomes como o de Méliès ou dos irmãos Lumière nos lembram de que o Hexágono não é estrangeiro à invenção da sétima arte. E em 2011, a produção cinematográfica francesa ofereceu mais uma vez muitos filmes que permitiram às salas escuras acolher numerosos espectadores. Volta nos filmes marcantes do ano.

Rien à déclarer 

Dia 1º de janeiro de 1993, a aplicação do trato de Maastricht faz cair as fronteiras no espaço da União Europeia. Dois alfândegas, o primeiro francês (Danyboon) e outro belga (Benoit Poelvoorde), foram informados que o posto-fronteira deveria fechar. Odiando os Franceses por tradição, o oficial belga não consegue admitir que terá de trabalhar com  a sua contrapartida francesa, que secretamente é apaixonado por sua irmã…  Segundo filme ‘regionalista ‘ do humorista Danyboon, depois do sucesso de Bienvenue chez les Ch’tis, os seus protagonistas simbolizam a rivalidade existente entre a França e a Bélgica, dois vizinhos que odeiam tanto quanto se amam. Com a participação do excelente François Damiens.

Omar m'a tuer

Em 1991, Ghislaine Marchal é descoberta assassinada na adega da sua mansão do Sul da França. Na parede é escrita uma inscrição em letras de sangue: Omar m’a tuer (Omar me matou). Omar era o jardineiro desta rica dona. Árabe, analfabeto e pobre. O culpado ideal. Numa França dos anos 90, na qual a extrema-direita cresce eleitoralmente, Omar Raddad ficou 7 anos na cadeia antes de ser agraciado. Mas nunca será considerado inocente pela justiça francesa. Revoltado, um jornalista decide fazer a sua própria investigação, confirmando a sua convicção que um erro foi feito pela justiça. Um historia verdadeira transtornadora interpretada por um Sami Bouajila (Indigènes, Hors-la-loi) magistral.

The Artist 

1927, nos Estados Unidos. Mais precisamente na cidade do cinema mundial, Hollywood. Georges Valentin (Jean Dujardin) é a estrela do cinema mudo. Infelizmente, a palavra chega às telas e mesmo sendo talentoso, outros atores pegam o lugar dele. Ele se torna esquecido e a dor fica ainda maior quando sua bem amada, até agora figurante, vira a nova estrela… O dinheiro e a fama não são sempre os amigos do amor. A performance de Jean Dujardin, que recebeu o Prêmio do melhor ator no Festival de Cannes, é incrível e o filme faz parte da seleção dos melhores filmes estrangeiros no prêmio americano dos Oscar. Um dos maiores sucessos cinematográficos do ano.

Trailer The Artist



La guerre est déclarée 

Um homem. Uma mulher. Um casal. O amor. E logo, um evento maravilhoso: a chegada de um filho. Este roteiro tem tudo de idílico. Mas, a vida decide que será de um outro jeito. A doença chega e força o casal a lutar contra a fatalidade. A Guerra está declarada. Filme transtornador, realista e forte, a sua peculiaridade é de ter sido gravado inteiramente com uma câmera Canon 5 D Mark II.

Intouchables 

O sucesso do final deste ano! Quase mais de 10 milhões de espectadores foram ao cinema assistir este filme de Eric Toledano e Olivier Nakache com o excelente FrançoisCluzet e a revelação Omar Sy. Depois de um acidente de paraquedas, Philippe, um rico aristocrata, se torna paraplégico. Ele contrata Driss, um jovem da periferia que acabou de sair da cadeia, como auxiliar a domicilio. Tudo mostra que não pode funcionar. Mas, com este jovém engraçado que não sente nenhuma apatia para os deficientes, Philippe começa a viver de novo. Tirado de uma historia verdadeira, esta comedia faz rir… e chorar !

Trailer Intouchables


Polisse

Filme chocante de Maïwenn sobre o cotidiano dos policiais da Brigada de Proteção dos Menores. Pedófilos, delinquência juvenil, crianças mal tratadas… A vida de policial se confronta a numerosos casos que são cada vez emocionalmente difíceis de resolver. Este filme nos permite mergulhar no horror da vida real. Ele mostra que o pior está acontecendo cada dia a poucos quilômetros, até metros, do seu próprio domicílio. A emoção começa desde a leitura do título que é marcado por um erro ortográfico, lembrando a inocência das crianças vítimas da loucura dos Homens. Esta produção ganhou o Premio do Jury no famoso Festival de Cannes. Com Joey Starr, antiga estrela do RAP francês, Karine Viard e Marina Foïs. A ver. 


Gauthier Berthélémy

samedi 31 décembre 2011

Cinéma brésilien : De l'autre côté du fleuve

Do outro lado do rio (NPD Orlando Vieira)

Réalisé par les élèves du Département de Production Digitale OrlandoVieira d’Aracaju (NPD), à Sergipe, le court-métrage  Do outro lado do rio  remporte une récompense par festival. Après la reconnaissance nationale, ces Nordestinos partent à l’assaut du Vieux Continent à Paris et dans d’autres villes européennes.

L’équipe des vingt étudiants d’Aracaju rafle tout. Depuis six mois, ils sillonnent le Brésil avec leur court-métrage. Ils sont même le sujet d’un reportage diffusé sur la Globo, la première chaine du pays. Une belle histoire, comme celle de leur film.

Au départ, ce sont les animateurs du Département qui ont imposé le sujet : Aracaju, la capitale de l’Etat de Sergipe. Leur ville. « Nous avons commencé à débattre des possibilités d’exposer quelque chose qui nous entoure tous les jours, mais que nous ne montrons pas, ou peu, dans les productions audiovisuelles sergipanas » explique Baruch Blumberg, l’un des jeunes réalisateurs.

Armés d’un appareil Canon 5D et des fonds propres du Département, ils commencent à monter leur projet à partir de la seule indication de leurs enseignants. Ils le peaufinent en deux jours et le troisième, ils tournent les premières images du film lors des commémorations de Nossa Senhora Aparecida, la patronne du Brésil célébrée le 12 octobre. Elvacir Luiz et Eudaldo Junior, les producteurs, dénichent des acteurs, qui n’en sont pas. Car, Seu Dôdo et Thais Mendes, les protagonistes, sont des gens comme tout le monde qui ont acceptés de jouer le jeu.

Une vague de récompenses

Déjà vainqueurs du Prix du Meilleur Film Sergipano au Festival Ibérico-américain de Sergipe, du prix O Capital 2011 du meilleur film de ces cinq dernières années  et du Prix KinoOikos au 22e Kinoforum-Festival International de Courts-Métrages de São Paulo, le plus prestigieux d’Amérique Latine, ils ont présenté leur oeuvre au 9e Festival International Signes de Nuit à Paris en octobre. “Nous n’espérions pas autant de récompenses et en si peu de temps” s’étonne Baruch Blumberg qui ajoute: “en plus, on est à Sergipe, le plus petit Etat du Brésil, qui n’a pas de grande tradition cinématographique”. Mais, Do outro lado do Rio ne devrait pas s’arrêter là.

Lors de son passage à Paris, il s’est fait remarquer. Il pourrait même être sélectionné pour plusieurs festivals de l’Hexagone, comme à Marseille, et d’Europe. Au Brésil, l’aventure continue puisque le court-métrage a été présenté au festival du film de Londrina, dans l’Etat du Parana, il y a quelques semaines.

De quoi donner des idées à l’équipe du film. Baruch Blumberg a même quelques projets en tête. Forts de cette expérience, les étudiants se sont mis à la réalisation d’un documentaire. Et comme pour le court-métrage, le premier rôle sera interprété par l’Etat de Sergipe puisque c’est sur la vie du célèbre peintre sergipano J. Inacio, grand nom de l’art contemporain brésilien, que portera la nouvelle production du NPD. 

 Découvrir Sergipe et le Nordeste

Projeté pour la première fois le 4 mai à Barra dos Coqueiros, dans une petite salle d’école publique pleine à craquer, le film séduit d’emblée. Parmi les réactions, beaucoup de fierté. Celle de voir son pays, sa région et sa ville à l’écran. « Les gens ont été émus de voir la réalité quotidienne de la ville montrée cinématographiquement, mais tout en restant très palpable » relate Baruch.

Le Nordeste, c’est un peu le parent pauvre du Brésil. Et c’est pour célébrer Sergipe et sa culture que ces jeunes gens font des pieds et des mains pour promouvoir leur film. A la Chambre des Représentants d’Aracaju, équivalent de nos conseils municipaux, leur travail a été salué en grande pompe. Et à Paris, ils ont montré leur région au monde entier. « C’est un honneur de pouvoir le faire dans un des pays les plus importants pour le cinéma mondial, et qui aime la culture brésilienne » s’émeut le réalisateur.

Do outro lado do Rio dépeint la vie quotidienne de la capitale de Sergipe. L’ambiance, les rues, ceux qui la font vivre, ses commerces et sa culture. La domination des bruits de la ville renforce cette idée d’immersion dans le vécu des gens. Mais il y a aussi ses inégalités criantes. Le fleuve les symbolise. Il est la barrière imagée qui sépare les Hommes. 

L’équipe n’a cependant pas voulu enfermer le spectateur dans un seul niveau de lecture. « Nous avons tenté de ne pas fermer de porte mais d’en ouvrir sur différentes interprétations et que tous, à partir de leurs expériences et connaissances, puissent construire l’histoire. C’est aussi pour cela qu’il n’y a pas de dialogues » explique Baruch Blumberg. Presque muet, le court-métrage nous plonge dans la ville, nous laissant seul observateur et interprète de l’action.

A la gloire de la culture populaire

Celle-ci se passe entre Aracaju et Barra dos Coqueiros, petite ville côtière séparée de la capitale par un fleuve. Deux mondes distincts de chaque côté du cours d’eau, qui se jette dans l’océan Atlantique entre les deux cités. A Barra, sur la plage, un pêcheur s’échine chaque jour pour puiser dans l’eau de quoi faire vivre sa fille avec laquelle il vit dans une cahute de fortune.

Seu Dôdo et Thais Mendes (NPDOrlando Vieira)

Celle qu’il n’a pas. Ses traits tirés entourent un regard dur, celui des Nordestinos, ces hommes humbles, travailleurs, qui jamais ne versent une larme, même dans la douleur d’une vie de misère. Rien ou peu de choses dans l’assiette, pas de mots. La parole s’est noyée, prise dans les filets qui demandent tant d’efforts pour être remontés. Leur vie se résume à cela. Se croiser sans se parler, tout en sachant que l’un et l’autre rêvent d’une existence meilleure.

Rares sont les occasions de traverser le fleuve pour rejoindre cet autre monde fait de modernité et d’abondance qu’est la capitale. Le fleuve, cette frontière physique qui renvoie les Hommes à leurs différences et à leurs propres existences. Mais, cette fois, ils les dépassent pour célébrer Nossa Senhora Aparecida, la Vierge Marie. Dans le cortège, le pêcheur, sa fille et les autres fidèles ne font qu’un. Les inégalités s’effacent pour laisser place à la force de la foi et des traditions. La culture populaire, ce ciment des peuples, éclaire le chemin qui mène vers l’unité. Avant de reprendre celui de la vie simple et reculée.

Do outro lado do rio (posté par eudaldojunior)

Gauthier BERTHELEMY

Traditions/Tradições : Feliz Ano Novo e Bonne Année!!

Feu d'artifice sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, le 31 décembre 2011 (Source: O Globo)

Nous ne pouvions pas lancer ce blog un 31 décembre sans évoquer la manière par laquelle se célèbre la fin de l’année écoulée et le passage  vers celle qui va commencer dans nos deux pays. Voici quelques particularités brésiliennes et françaises. / Não poderíamos começar este blog num dia 31 de dezembro sem evocar a maneira pela qual se comemora o final do ano e a passagem para o que vai começar em nossos países. Seguem algumas peculiaridades brasileiras e francesas.


Au Brésil, le rituel du passage à la nouvelle année se compose de différentes petites traditions et superstitions. Mais de quels types de rituel s’agit-il ?

Généralement, ce sont des choses simples. Faire une liste de vœux à exaucer, porter des vêtements blancs le soir du Réveillon, ou d’une autre couleur selon la nature de son vœu. Par exemple, le bleu signifie la tranquillité quand le rouge symbolise l’amour et la passion.

Jeter des roses, du parfum ou des miroirs à la mer en offrande à Iemanjá (la reine de la mer dans le Candomblé), prendre un bain de gros sel, manger des lentilles ou du raisin, sauter au-dessus de sept vaguelettes qui s’échouent sur la plage ou laver de fond en comble sa maison… Nombreuses sont les options pour commémorer  l’année qui commence et s’assurer qu’elle le fera sur de bonnes bases. 

Ces traditions animent le Réveillon des Brésiliens de toutes les couches de la société. Les célébrités se font l’écho chaque année de cet aspect de la culture populaire et dévoilent leurs superstitions qui prennent parfois des formes  insolites. C’est le cas par exemple de la présentatrice du programme sportif de la Record, Mylena Ciribelli, qui affirme porter des sous-vêtements de toutes les couleurs le soir de la Saint-Sylvestre.

Si comme moi vous avez décidé cette année de faire une liste de vœux pour la première fois, peut-être pourriez-vous vous inspirer de celle que je m’efforcerai de suivre en 2012. Sans pression, bien entendu…

Etre plus calme
Etre moins exigeante
Etudier plus
Se divertir plus (tout le monde le mérite n’est-ce pas ?)
Manger mieux
Faire plus de contacts
Regarder le plus de films possible

 E na França?

Os franceses costumam comemorar o Ano Novo com amigos, pois o Natal é reservado unicamente à família. Assim, a noite de Réveillon se vira numa grande festa na qual o clímax é a repercussão dos doze golpes da meia noite simbolizando a passagem para um novo ano num espectáculo pirotecnico como o da Torre Eiffel em Paris.
 .
Geralmente, esta começa por um jantar com pratos que devem ser ricos e variados para que o ano que vem seja auspicioso. As entradas, os pratos de resistência, os queijos e as sobremesas se sucedem regados de vinhos.

A festa começa realmente à meia noite depois de ter desejado a todos um Feliz Ano Novo. A tradição quer que as pessoas se beijem em baixo de um ramo de visco, que segundo as crenças populares traz sorte. Outra crença é de fazer pedidos ou tomar “boas resoluções” que consistem em objetivos a atingir durante o ano que vem como parar de fumar ou se estressar menos, etc. Nas cidades podem assistir um desfile de carros buzinando para celebrar o momento. O barulho seria uma ajuda para expulsar o azar e aumenta com o som que sai das salas de convivência que acolhem os grupos vindos para dançar até o sol nascer.

O dia primeiro de janeiro, os franceses, além de recuperar depois de uma noite de sono curta, visitam as suas famílias para dar e receber as “étrennes”  que têm a forma de doces, chocolate ou moedinhas. Por este gesto, eles se desejam um ano abundante.

Allana Andrade / Gauthier Berthélémy





About Me

Ma photo
Ce blog propose des informations françaises en langue portugaise et brésiliennes en langue française/Este blog oferece informações francesas em lingua portuguesa e brasileiras em lingua francesa. Il est géré et alimenté par Allana Andrade, journaliste et Gauthier Berthélémy, journaliste entre France et Brésil/ O blog é mantido por Allana Andrade, jornalista e Gauthier Berthélémy, jornalista entre Brasil e França.

Slider(Do not Edit Here!)

Traduzido Por : Template Para Blogspot
Copyright © 2013. Por aqui e là-bas